La Coupe du monde 2010, catastrophique, n’est pas digérée au Cameroun. Et certainement pas pour Stéphane Mbia qui est persuadé que les Lions Indomptables avaient de quoi faire mieux que leurs trois défaites dans une poule pourtant abordable (Pays-Bas, Danemark, Japon). « En Coupe du monde, à la fin de chaque entraînement, il y avait des petits conflits. Générationnels. Et les ego aussi. C’est le plus grand gâchis. On avait une équipe pour gagner la Coupe du monde…, explique le Marseillais à So Foot avant d’évoquer les conflits qui minent la Tanière. C’était d’un côté le ministère et de l’autre la fédération. Des gens qui viennent et qui donnent des directives, qui veulent faire jouer tel ou tel joueur et qui font du mal. Ils m’ont fait trop mal. Déjà, à la CAN, en 2010, on perd contre l’Egypte en quarts, c’était grave: j’étais sur le banc, il y avait N’Guemo, Alex Song aussi, c’était n’importe quoi. Je me souviens quand Paul Le Guen est arrivé. Il restait cinq matches pour nous qualifier pour le Mondial. On était conscient qu’il fallait gagner. Il est arrivé à un moment où il ne savait pas ce qu’il se passait. Il n’y est pour rien. Il a dit: « C’est Samuel le capitaine. » Personne n’a compris comment ça s’est passé. On n’a pas dit un mot. Mais Rigobert était là… Et c’est de là que tout est parti: la passation de capitanat a été mal gérée, tout simplement. C’était une humiliation pour Rigobert et Samuel n’y était pour rien. Il l’a appris en même temps que nous.«