Botswana et Mali s’affrontent pour la dernière journée du groupe D, ce mercredi soir à 19 heures dans le stade de Franceville. Alors que le Botswana ne conserve qu’une chance aussi mince qu’une rayure de Zèbre de se qualifier, une victoire suffit au Mali pour aller en quarts de finale de la CAN 2012 dans un fauteuil.


Dans le groupe le plus serré de ces phases de qualification, tout le monde conserve un espoir de se qualifier. Pour le Mali, l’équation est simple, il doit faire aussi bien que la Guinée pour être sûr de se qualifier.
Alors même que la perspective d’affronter l’adversaire présumé le plus faible de son groupe semble lui ouvrir toute grande les portes des quarts de finale, Alain Giresse veut rester concentré sur son objectif du moment, remporter le match contre le Botswana. « Notre principale préoccupation, c’est de passer ce match et après, selon le classement on verra qui sera notre adversaire. Quand on en sera à se demander qui sera notre adversaire, cela voudra dire qu’on jouera les quarts de finale et c’est le plus important« , explique le coach des Aigles.

Avalanche de buts en perspective ?

Alors que jusqu’à présent, les Aigles ont brillé par leur solidité tactique et leur impact physique. La rencontre contre les Zèbres est l’occasion de mener la chasse au but pour la lourde armada malienne. Alors que la défense botswanaise avait littéralement explosée contre la Guinée (6-1), les coéquipiers de Seydou Keita ont l’occasion d’engranger de la confiance en commençant la rencontre djembé battant pour trouver la faille rapidement. Avec deux objectifs en ligne de mire. L’impératif de la victoire, pour se qualifier, et le quart de finale qui se profile contre un Gabon en pleine bourre, porté par l’enthousiasme de tout un peuple.
Du côté du Botswana il faut espérer un scénario rocambolesque et une avalanche de buts pour espérer rejoindre le Ghana. Suffisant pour batailler jusqu’au bout pour des Zèbres laminés par la Guinée lors de la deuxième journée du Groupe B. Les Botswanais ont donc une revanche à prendre avec eux même, d’autant qu’ils ne joueront pas toujours une seconde période en infériorité numérique (expulsion de Motsepe à la 45e contre la Guinée).

Mais les hommes de Giresse ne calculeront pas. « C’est à nous d’aller chercher le résultat face au Botswana, a estimé le technicien français. Je me préoccupe de mon équipe, de ce qu’elle peut réussir et de ce qu’elle doit faire. Sans trembler, il faut qu’on puise dans notre détermination pour prendre ce match à notre compte, parce que c’est nous qui devons chercher le résultat. La prudence que vous avez pu observer lors de notre match contre le Ghana n’était pas préméditée mais imposée par le circonstances. Mais il y a eu des faits qui auraient pu changer le cours de la rencontre. » Dans une compétition jusqu’à présent assez terne, la clef de la réussite passera par le jeu pour deux équipes pas vraiment spectaculaires. Au Mali de Seydou Keita de justifier son statut d’outsider et de convaincre par une victoire en gardant à l’esprit le proverbe africain: »Que celui qui n’a pas traversé ne se moque pas de celui qui s’est noyé« . Rien n’est donc acquis dans un sens ou dans l’autre pour Aigles du Mali et Zèbres du Botswana.