A 48 heures du coup d’envoi de la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations, la Guinée Equatoriale doit faire face à ses premiers soucis logistiques. La sélection du Congo est la première à en faire l’expérience…


Organiser une CAN en seulement 74 jours, forcément, cela implique quelques loupés. Pays hôte de Coupe d’Afrique des nations 2015 au pied levé pour remplacer le Maroc, destitué après sa volonté de report de la compétition compte tenu des risques liés au virus Ebola, la Guinée Equatoriale rencontre quelques soucis logistiques alors que les sélections commencent à arriver. Si tout était annoncé pour être fin prêt au plus tard le 7 janvier, le Congo a déchanté en prenant possession de ses quartiers à Bata.

Pas assez de places pour le Congo

Après avoir déjà dû passer par Malabo, la capitale, afin de respecter le dispositif sanitaire mis en places, les Diables Rouges ont eu la mauvaise surprise de voir l’hôtel qui leur a été réservé être trop petit pour accueillir toute leur délégation. Sur les 34 membres présents, sept se sont retrouvés sans la moindre place, rapporte L’Equipe, qui a joint le sélectionneur Claude Le Roy. « C’est invraisemblable, inadmissible. C’est la première fois que je vois ça en 8 CAN. On ne sait pas où certains vont dormir !« , a-t-il déploré.

Un scénario que le technicien français voyait déjà pointer, lui qui prévenait sur RFI avant même l’arrivée de ses hommes en Guinée Equatoriale : « Je ne ferai aucun cadeau s’il y a de grosses fautes d’organisation […] J’entends des gens très tolérants ou très laxistes dire, ’il faut se mettre à la place des Equato-Guinéens’. Non ! Ils ont voulu l’organiser, qu’ils assument ! » L’ancien entraîneur de Strasbourg ne pensait sans doute pas viser aussi juste, surtout quelques instants seulement après l’arrivée des Congolais.

Craintes autour des terrains d’entraînement

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seul, Le Roy de déplorer ensuite : « On a reçu un mail des organisateurs disant qu’il fallait revoir les programmes d’entraînement parce qu’un terrain était indisponible… Si un matin les terrains d’entraînement sont indisponibles, je crains le pire« . Une situation qui pourrait mettre dans l’embarras les quatre équipes du groupe A dans la 2e ville du pays, mais qui en dit long sur ce qui attend sans doute les sélections des groupes B et C, logées à Mongomo et Ebibeyin, deux villes au sujet desquels peu d’informations ont filtré depuis l’attribution de la CAN 2015 à la Guinée Equatoriale.

Pour rappel, dans le groupe C (Algérie, Afrique du Sud, Ghana, Sénégal), un tirage au sort a été fait pour la répartition dans les hôtels, mais aussi pour ce qui est des entraînements en raison du manque de terrains. « Honnêtement, c’est un délai assez court. Mais on ne peut pas faire autrement. Il y aura des imperfections. Il ne faut pas se voiler la face« , s’excusait Issa Hayatou, Président de la CAF, au lendemain du changement de pays hôte. Il ne pensait pas si bien dire.