Sélectionneur de la Tunisie, Alain Giresse retrouve le Sénégal, où il a officié entre 2013 et 2015, ce dimanche en demi-finale de la CAN 2019 (coup d’envoi à 16h GMT, soit 18h en France). Alors que beaucoup estiment que le technicien français, qui avait quitté les Lions dans un climat tendu, aborde ce match avec un état d’esprit revanchard, celui-ci a pris ses détracteurs à contre-pied.

«Je ne peux pas en vouloir au Sénégal. Je ne peux rien lui reprocher puisque mon départ était voulu par rapport à un contexte bien précis et non par rapport à quelque chose que je reproche aux joueurs ou à la fédération. Il n’y a même pas un sentiment de revanche de ma part. Il y en a beaucoup qui s’imaginent que je suis revanchard, mais ils se trompent. C’est leur problème. Il y a des façons d’aborder les choses et s’ils en sont là, je les plains les pauvres», a taclé au micro de RFI l’ancien joueur de Bordeaux, qui en veut pour preuve ses bonnes relations avec ses anciens collègues.

«J’ai passé de très bons moments au Sénégal, j’ai conservé d’excellents rapports avec des joueurs, avec la fédération, avec Aliou Cissé. J’ai eu des problèmes avec une partie de la presse, c’est tout. Et je rappelle que je n’ai pas été viré. J’avais demandé au président de la fédération, Augustin Senghor, de ne pas me proposer de nouveau contrat après la CAN 2015», a tenu à rappeler pour Jeune Afrique l’homme de 67 ans, qui avait déjà retrouvé un autre de ses ex, le Mali, en phase de groupes (1-1).

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