Réuni mardi, le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a prononcé le report d’un an de la CAN 2021, en janvier 2022. Le président de l’instance, Ahmad, a ensuite longuement justifié ce choix sur les ondes de RFI en mettant en avant trois principaux arguments : l’aspect sanitaire, le problème du calendrier des éliminatoires et la question des huis clos.

«Ceci est la conséquence directe du coronavirus. Cela nous a empêchés d’organiser les qualifications de cette compétition. Il reste quatre journées d’éliminatoires. (…) Il ne faut pas oublier que, jusqu’à présent, on ne sait pas quand les compagnies aériennes africaines vont reprendre leurs vols. (…) Même si on a pris des accords principes par rapport au calendrier international, lors du dernier Conseil de la Fifa, le président de la Fifa a toujours spécifié que tout restait flexible. Parce que nous vivons une période inédite durant laquelle nous ne maîtrisons pas les choses», a souligné le Malgache.

«Et puis la CAN n’est pas qu’une fête du football. C’est aussi une grande fête africaine. Donc, nous ne voulions pas prendre le risque de l’organiser avec des stades vides. Surtout qu’on se retrouve avec une absence de visibilité sur le continent. Au mois de juin, les cas de Covid-19 augmentent de jour en jour, ce qui n’est pas le cas sur les autres continent», a fait remarquer le dirigeant. «Avec tous ces éléments, et après avoir discuté avec toutes les parties prenantes du football africain ainsi que les autorités camerounaises, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour prendre cette décision et préserver ainsi la Coupe d’Afrique des nations.» Rendez-vous donc en 2022.