Face aux retards du trio hôte, cinq pays pourraient sauver la CAN 2027. Sollicitée en coulisses, l’Algérie ne serait pas intéressée.
Face aux retards enregistrés au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, la CAN 2027 pourrait-elle finir par changer de décor ? Patrice Motsepe assure que la CAF n’envisage « ni plan B ni plan C », tout en reconnaissant lui-même une situation d’« urgence majeure » à neuf mois du tournoi.
Ce double discours alimente forcément les interrogations. La CAF a publiquement maintenu sa confiance dans les trois pays hôtes tout en reconnaissant l’ampleur des retards. En coulisses, plusieurs solutions alternatives auraient néanmoins été étudiées.
L’Algérie ferme la porte malgré ses sept stades
D’après Le Monde, la CAF aurait notamment approché le Maroc, l’Afrique du Sud et l’Algérie, qui disposeraient respectivement de 16, 13 et sept enceintes homologuées. L’Égypte, potentielle candidate pour 2028, et la Côte d’Ivoire, hôte de l’édition 2023, figurent également parmi les pays capables de reprendre rapidement l’organisation.
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Initialement prévue au Kenya 🇰🇪, en Tanzanie 🇹🇿 et en Ouganda 🇺🇬, la compétition pourrait finalement être déplacée en raison des retards accumulés dans les infrastructures et les préparatifs.
La CAF aurait… pic.twitter.com/4EurVzvRXW
L’Algérie ne serait cependant pas intéressée. Selon le média Winwin, Alger n’envisage pas de déposer sa candidature, même en cas de sollicitation officielle, et préfère désormais consacrer ses efforts au développement de son football.
Cette position risque forcément de frustrer une partie des supporters. Au regard de sa taille, de ses infrastructures et de sa passion pour le football, l’Algérie n’a accueilli la CAN qu’une seule fois, en 1990. Les Verts avaient alors remporté le trophée à domicile.
Depuis, les candidatures infructueuses se sont multipliées. Le Mali avait obtenu l’édition 2002, puis le Gabon avait été préféré pour 2017. En 2023, l’Algérie avait encore postulé pour les éditions 2025 et 2027 avant de retirer officiellement ses deux candidatures à la veille de la désignation des pays hôtes.
Une capacité d’organisation déjà démontrée
Sur le plan technique, l’hypothèse algérienne aurait pourtant du sens. Le pays a montré lors du CHAN 2022, disputé début 2023, qu’il disposait d’enceintes modernes et pouvait accueillir une compétition continentale dans de bonnes conditions. Le tournoi s’était notamment appuyé sur les stades Nelson-Mandela d’Alger, Miloud-Hadefi d’Oran, Chahid-Hamlaoui de Constantine et du 19-Mai-1956 d’Annaba.
Le problème n’est donc pas vraiment celui des infrastructures disponibles, mais celui de la volonté de revenir dans la course à quelques mois seulement du tournoi.
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Selon Winwin, l’Algérie n’est absolument pas intéressée par l’organisation de la CAN 2027, même si la CAF la sollicite, malgré ses infrastructures et ses stades prêts à accueillir la compétition. 🏟️
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Ce refus réduit mécaniquement le nombre d’alternatives. Le Maroc prépare déjà la Coupe du monde 2030, tandis que l’Afrique du Sud paraît disposer d’une marge de manœuvre importante. L’Égypte possède également l’expérience des organisations attribuées dans l’urgence, comme en 2019, et la Côte d’Ivoire peut encore s’appuyer sur les infrastructures héritées de sa CAN.
Pour l’instant, Kenya, Ouganda et Tanzanie restent officiellement les organisateurs de l’édition 2027. La CAF continue de leur mettre la pression et leur avait déjà fixé plusieurs échéances pour accélérer les travaux face aux « retards et insuffisances » constatés.
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