Le feuilleton autour de la CAN féminine 2026 continue de faire couler beaucoup d’encre. Initialement prévue du 17 mars au 3 avril au Maroc, la compétition a finalement été reportée à l’été, du 25 juillet au 16 août. Un changement de dernière minute qui a suscité beaucoup de critiques, auxquelles le Maroc répond.
Jusqu’à début mars, le silence de la Confédération africaine de football (CAF) a plongé les sélections dans une situation pour le moins étrange. Certaines continuaient de se préparer comme si la CAN féminine allait débuter, tandis que d’autres s’interrogeaient sur un éventuel report.
Un flou qui a fait jaser
Cette gestion jugée confuse a largement fait réagir sur le continent, renforçant le sentiment d’un manque d’organisation autour du football féminin.
Face à ce flou, l’Afrique du Sud s’était notamment proposée pour accueillir la compétition, glissant au passage un tacle appuyé au Maroc, suspecté de “bouder” et de se servir de la CAN féminine comme d’un moyen de pression pour exprimer son mécontentement après sa défaite en finale de la CAN masculine à domicile.
CAF Reschedules the Dates of the TotalEnergies CAF Women’s Africa Cup (“WAFCON”) 2026, to 25 July – 16 August 2026https://t.co/jSJLn0im4s
— CAF Media (@CAF_Media) March 5, 2026
Rabat se défend et pointe la CAF
Pourtant, côté marocain, la ligne est claire : le pays se dit prêt et rejette la responsabilité du report sur la CAF.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a ainsi assuré dans des propos relayés par la BBC :
« Cette décision (le report, ndlr) a été prise par la CAF. Le Maroc est prêt à accueillir la compétition à tout moment, que ce soit maintenant ou dans trois mois. »
Un message destiné à couper court aux critiques et à réaffirmer la capacité d’organisation du royaume… tout en rejetant clairement la responsabilité sur l’instance. De son côté, la CAF n’a jamais indiqué clairement les raisons du report, son communiqué mentionnant simplement des “circonstances imprévues”.
Au final, si le Maroc reste bien le pays hôte de la compétition, cet épisode laisse des traces. Entre communication tardive, tensions politiques et critiques publiques, la CAN féminine 2026 va démarrer dans un climat agité.
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