Coupe du monde 2026 : police de l’immigration, cartel… Les dangers qui planent sur la sécurité des supporters

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La Coupe du monde 2026 se déroulera cet été aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Pour la première fois de l’histoire, 48 nations seront au rendez-vous. La fête promet d’être belle, mais les supporters devront prendre des précautions concernant leur sécurité.

Cette expansion de la Coupe du monde devrait attirer plus de supporters que jamais dans les stades, mais des inquiétudes sécuritaires aux États-Unis et au Mexique freinent de nombreux fans qui hésitent à se lancer dans le voyage.

Voici les informations essentielles pour que les supporters qui prévoient de se rendre dans l’un des trois pays hôtes puissent assurer leur sécurité.

Mexique : la crainte du narcotrafic

Les inquiétudes concernant la sécurité des supporters au Mexique étaient très importantes en début d’année. Fin février, l’un des cartels de drogue les plus puissants du pays (CNJG) a déclenché une véritable guerre contre les forces de l’ordre mexicaines après la mort de son chef, Nemesio Oseguera Cervantes, tué par la police.

Ce décès a provoqué une explosion de violence dans l’État du Jalisco, entraînant l’activation d’une alerte sécurité de niveau rouge. L’armée mexicaine est depuis intervenue, mais la violence s’était propagée à une telle vitesse à travers le pays que des membres de cartels patrouillaient dans les rues armés, enjoignant les habitants à rester chez eux.

Guadalajara, capitale du Jalisco, doit accueillir quatre matchs de la Coupe du monde. Les scènes qui se déroulent dans cet État sèment la peur parmi les détenteurs de billets. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a tenté de rassurer les supporters en déclarant publiquement qu’il n’y avait « aucun risque » pour eux lors du tournoi.

Fin mars, Guadalajara a cependant accueilli les matchs de barrages intercontinentaux de la Coupe du monde, achevés par la qualification historique de la RDC et aucun problème majeur de sécurité n’a été à déplorer.

États-Unis : mieux vaut ne pas croiser l’ICE…

La principale préoccupation sécuritaire pour les supporters étrangers aux États-Unis est l’ICE, l’agence américaine chargée de l’immigration et des douanes. Les agents de l’ICE sont actuellement mobilisés pour mener à bien des expulsions massives de migrants sans papiers, mais leurs méthodes sont pour le moins alarmantes.

La situation a atteint un point critique à Minneapolis, où des agents de l’ICE ont tué Alex Pretti et Renee sans raison valable. Ces deux individus étant des citoyens américains et on comprend aisément pourquoi les supporters étrangers s’inquiètent pour leur sécurité sur le sol américain.

Pour éviter tout incident avec des agents de l’ICE, il est recommandé à tous les supporters étrangers de conserver sur eux en permanence leur passeport et leur visa (si nécessaire). Ces agents ont le pouvoir d’interpeller n’importe qui, mais si vous êtes en mesure de prouver votre présence légale aux États-Unis, vous ne devriez pas avoir de problème.

En cas de contrôle par des agents de l’ICE ou tout autre agent fédéral, coopérez dans la mesure du possible. Mieux vaut ne pas s’attirer leurs foudres…

Canada : le pays hôte le plus safe

Le Canada apparaît, de prime abord, comme le pays hôte le plus sûr pour cet été. Si la situation peut encore évoluer, les supporters peuvent être rassurés : la législation sur les armes à feu y est bien plus stricte qu’aux États-Unis, et la présence de l’ICE y est nettement plus limitée.

Les forces de l’ordre canadiennes ne sont par ailleurs pas engagées dans un conflit à l’échelle nationale avec de grands cartels de la drogue. Si vous avez des billets pour un match au Canada, profitez simplement de l’expérience en toute sérénité.

Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Egypte ont chacun un match de programmé au Canada. Une chance pour les supporters de ces pays !

Un désastre pour la FIFA

Après la controverse de Qatar 2022, la FIFA espérait un tournoi sans encombre aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Il n’en prend pas le chemin, mais l’instance n’est pas exempte de tout reproche.

En décernant au président américain Donald Trump un Prix de la Paix FIFA en décembre, elle a contribué à renforcer l’administration Trump. Les tarifs des billets fixés l’an dernier avaient par ailleurs déjà découragé des millions de supporters.

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Axel Clody

Axel suit le football africain depuis qu’il est tombé sous le charme du Nigeria d’Okocha. Depuis, il garde un œil attentif sur les stars d’hier comme sur les talents émergents.