Deux membres du comité exécutif de la CAF s’élèveraient contre le retour de la CAN à une fois tous les deux ans.
Alors que le retour officiel du rythme biennal de la CAN est à l’étude, deux membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) auraient voté contre.
Les présidents de fédérations de la Mauritanie et de Djibouti contre la CAN tous les deux ans
Selon le journaliste d’investigation Romain Molina, d’où émane ces indiscrétions, il s’agit d’Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), et de Souleiman Waberi, son homologue de la Fédération djiboutienne de football (FDF).
Leurs motifs n’ont pas filtré. Mais ils représenteraient une minorité face à la majorité de l’instance, favorable à la biennalité de la CAN en raison des recettes générées par la compétition.
Deux présidents et membres du Comité exécutif de la CAF se sont opposés à la CAN tous les deux ans : Ahmed Yahya (Mauritanie 🇲🇷) et Souleiman Waberi (Djibouti 🇩🇯 même s’il a été révoqué par sa propre assemblée générale)
C’est une minorité…
— Romain Molina (@Romain_Molina) October 11, 2026
Une volte-face dictée par les intérêts politiques et le jeu des alliances que par ceux du football africain
Moins d’un an après son annonce retentissante, la veille du début de la CAN 2025, sur le changement de périodicité et le passage du tournoi à tous les quatre ans au lieu de deux à partir de 2028, Patrice Motsepe a confirmé le rétropédalage de la CAF.
La semaine dernière en effet, en marge de la conférence stratégique qui s’est déroulée au Cap-Vert, le président de l’institution a informé que cette possibilité, plus conforme à l’ADN de la CAN, « fait l’objet d’un examen ».
L’argument majeur qui revient dans les esprits est le retour à une viabilité économique. Selon les partisans, un cycle quadriennal serait synonyme de suicide financier, sachant que la CAN représente le poumon de la CAF.
Néanmoins, c’est surtout le conflit entre l’UEFA et la FIFA, dont le président Gianni Infantino bénéficie du soutien inconditionnel de la CAF, qui serait à la source de cette marche arrière, glisse Molina.
La quadriennalité était une concession faite aux puissants clubs européens, plus contraints de libérer leurs internationaux africains en pleine saison à cause de la CAN. La guerre faite à Infantino depuis la révélation du projet avorté de privatisation des parts de la Coupe du monde aurait rebattu les cartes.
Bref, un changement davantage dicté par des intérêts politiques et le jeu des alliances que ceux du football africain.
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