Avant de s’envoler pour le Brésil et la Coupe des Confédérations, c’est un Nigeria exténué qui se déplace en Namibie ce mercredi, dans le cadre de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Les Super Eagles peuvent toutefois faire un grand pas vers la qualification face à des Brave Warriors en difficulté.


A l’heure d’affronter la Namibie dans le cadre de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, les Super Eagles sont en très bonne position. Leaders du groupe F avec deux points d’avance sur le Malawi et quatre sur leurs hôtes du jour, ils peuvent même devenir les premiers qualifiés pour le troisième tour de la zone Afrique en cas de victoire en Namibie, conjuguée à un match nul ou une défaite du Malawi face au Kenya.

Si ce cas de figure se réalise, les hommes de Stephen Keshi partiront l’esprit libre au Brésil, pour y disputer la Coupe des Confédérations. Cette assurance ne serait pas de trop pour des Super Eagles exténués en cette fin de saison, après un stage en Allemagne, un déplacement aux Etats-Unis pour défier le Mexique à Houston (2-2) et un déplacement au Kenya (1-0). Le tout avant de décoller pour le Brésil…

Obi Mikel va désobéir aux médecins de Chelsea

Pour ne rien arranger à la fatigue des Nigérians, la partie va se dérouler sur le terrain synthétique du stade Sam Nujoma de Windhoek. Une donnée qui interdit en théorie à John Obi Mikel de participer à la rencontre. Récemment blessé au dos et à la hanche, le milieu de terrain de Chelsea s’apprête pourtant à désobéir aux médecins de son club en jouant sur une surface dure. De son côté, Stephen Keshi estime que les séances d’entraînement effectuées sur synthétique cette semaine prémunissent ses protégés de toute blessure.

Difficulté supplémentaire pour les Super Eagles : le climat. Lundi, la température ne dépassait pas 6°C à Windhoek dans la soirée. Le choc thermique par rapport au Kenya et au Brésil risque d’être rude… Mais les coéquipiers d’Efe Ambrose sont très motivés. A l’image du défenseur du Celtic Glasgow qui confiait à mtnfootball.com : « Nous, les joueurs, désirons la victoire plus que quiconque, nous savons que nous représentons notre pays. Nous sommes bien préparés pour ce match. C’est important pour nous« .

Un bilan totalement favorable au Nigeria

Buteur décisif mercredi dernier au Kenya, Ahmed Musa a promis de « faire de son mieux pour marquer à nouveau« . « Nous ne prenons pas ce match à la légère. C’est pourquoi nous sommes venus ici directement après le Kenya« , a assuré l’attaquant du CSKA Moscou.

Outre leur motivation, les Super Eagles pourront compter sur des motifs d’espoir supplémentaires avant d’affronter les Brave Warriors. En premier lieu, les statistiques : le Nigeria a remporté chacune des cinq confrontations de son histoire face à la Namibie. Au-delà des chiffres, les locaux, dans l’obligation de gagner pour espérer se qualifier, doivent composer avec une situation très délicate.

Les Brave Warriors perturbés

Roger Palmgren, intronisé sélectionneur il y a un mois, a démissionné dès ce week-end, ne supportant pas les menaces de mort adressées à lui et à sa famille suite au match nul ramené du Malawi (0-0). L’entraîneur intérimaire, Ricardo Mannetti, a beau affirmer que la « situation reste la même, que les entraîneurs vont et viennent, mais que l’équipe nationale reste« , on n’est pas forcé de le croire sur parole.

Pour couronner le tout, les Brave Warriors risquent de devoir composer sans deux joueurs majeurs : les milieux Oliver Risser, qui évolue en quatrième division anglaise, et Manfred Starke, du Hansa Rostock, sont très incertains pour la rencontre. Aux Super Eagles d’en profiter pour partir au Brésil l’esprit tranquille.