La Coupe du monde 2014 est ternie par une affaire de trafic de billets. Le nom d’Humberto Grondona, fils du vice-président de la FIFA, est apparu au cours des investigations menées par la police brésilienne.


Nouvelle affaire qui devrait ternir encore un peu l’image déjà bien écornée de la FIFA. Fils de Julio Grondona, vice-président de la FIFA et président de la Fédération argentine, Humberto Grondona est empêtré au cœur d’une affaire de trafic de billets. Conseiller technique de la FIFA et sélectionneur U17 de l’Argentine, il pourrait être lié à un réseau de revente illégale de billets qui a opéré au cours des quatre dernières Coupes du monde, amassant environ 70 millions d’euros.

Tout est parti du démantèlement d’un réseau mené par l’Algérien Mohamadou Lamine Fofana en milieu de semaine dernière par la police de Rio de Janeiro. Onze individus au total ont été arrêtés. Très vite, plusieurs éléments attirent l’attention des enquêteurs : Mohamadou Lamine Fofana dispose d’un autocollant FIFA et les billets revendus font partie des quotas offerts à des parraineurs, des fédérations, (brésilienne, argentine et espagnole notamment) des ONG et des joueurs.

Grondona contre-attaque

Puis le nom d’Humberto Grondona surgit au cours de l’enquête. A l’antenne de TyC Sports, celui-ci se défend. « J’ai un ami, qui est quelqu’un de très connu en Argentine, qui voulait venir et je lui ai vendu certains de ces billets« , explique-t-il.

« De son côté, il a donné ces billets à un autre ami et ce qu’ils ont fait après, je n’en ai aucune idée. Comme si j’allais me mettre dans une affaire obscure pour 200 euros… J’ai des places pour les quarts, demies et finale mais je préférerais les brûler plutôt que les vendre« .

Grondona, vendeur isolé ?

Lundi, la police brésilienne a arrêté Ray Whelan, le cerveau présumé du réseau. Directeur de l’entreprise Match Hospitality, prestataire exclusif de la FIFA, le Britannique opérait directement depuis le luxueux Copacabana Palace de Rio de Janeiro, qui héberge les officiels de la FIFA, dont Sepp Blatter, pendant le Mondial.

A la suite de cette arrestation, les autorités brésiliennes se sont montrées plus prudentes sur l’implication d’Humberto Grondona, qui pourrait avoir agi seul sans être en lien avec ce réseau. Quoi qu’il en soit, la FIFA est une nouvelle fois au centre d’affaires qui ne vont pas arranger son image…