Le Bénin et le Togo cèdent à la tendance actuelle : ils souhaitent organiser ensemble la Coupe d’Afrique des nations de football en 2004.


C’est la dernière mode dans la planète du ballon rond : le Bénin et le Togo viennent d’annoncer leur intention d’organiser ensemble la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football en 2004. Cette double candidature vient après celles, accomplies, du Nigeria et du Ghana pour la CAN 2000, mais aussi de la Belgique et des Pays-Bas pour l’Euro 2000, enfin et surtout de la Corée et du Japon pour la Coupe du monde 2002. Rappelons enfin que le Maroc et l’Afrique du Sud, avant de faire cavalier seul chacun à un bout du continent, avaient envisagé une candidature commune – qui se serait avéré problématique, ne fût-ce que pour des raisons d’éloignement.

C’est mardi, à Cotonou, que les deux pays ont annoncé, par la voix de leurs ministres des sports respectifs, leur  » ferme intention «  d’organiser ensemble la CAN 2004. Leurs candidatures viennent après celles de l’Egypte, du Cameroun et aussi après les deux candidatures conjointes, particulièrement symboliques, de la République démocratique du Congo et du Congo – Brazzaville.

Les deux pays, voisins, n’affichent pourtant pas la même fortune en termes de football. Le Togo participera aux qualifications du Mondial 2002, après sa brillante qualification face à la Guinée – Bissau (0 – 0 à l’extérieur suivi de 3 – 0 à Lomé). Le tirage au sort lui a malheureusement octroyé, pour la suite du tournoi qualificatif, un groupe extrêmement difficile puisqu’il intègrera les Lions indomptables du Cameroun.

Vaillants mais défaits

En revanche, le Bénin a buté, dès les préliminaires, sur le Sénégal. La déception des Béninois a été d’autant plus forte qu’ils sont inclinés d’un seul petit but au matche retour à Dakar (1 – 0), après avoir vaillamment défendu le nul (1 – 1) à Cotonou.

Nul ne sait si les instances dirigeantes du football continental encourageront les candidatures conjointes à l’organisation de la CAN 2004. La seule référence en ce domaine, celle de Nigeria – Ghana cette année, a montré l’importance d’une logistique sans failles dans la réussite d’une telle opération.