Vainqueur des Pays-Bas aux tirs au but dans la nuit de lundi à mardi (1-1, 3-2 tab), le Maroc s’est qualifié pour les 8es de finale de la Coupe du monde 2026. En se montrant à la fois si différent et si similaire à sa version de 2022.
Comme en 2022, face à l’Espagne, l’histoire retiendra donc que c’est aux tirs au but, et face à un pays avec qui il entretient des liens particuliers, que le Maroc a franchi avec succès la première étape dans sa phase à élimination directe de la Coupe du monde, ce lundi au petit matin face aux Pays-Bas.
Le Maroc est en huitièmes de finale de la Coupe du Monde !
— beIN SPORTS (@beinsports_FR) June 30, 2026
Les Lions de l'Atlas s'imposent face aux Pays-Bas au terme d'une séance de tirs au but complètement dingue après un nul 1-1 ! pic.twitter.com/Db2rnTgvpM
En quatre ans pourtant, les Lions de l’Atlas ont connu une évolution radicale. En 2022, avec Walid Regragui, c’est en pratiquant un football défensif et basé sur les transitions rapides que les Marocains ont bâti leur épopée. Cette fois, les hommes de Mohamed Ouahbi sont sortis vainqueurs d’un match contre une autre nation du Top 10 FIFA en imposant leur jeu, à l’image d’une phase de possession qui a duré 2 minutes 40 en seconde période !
70% de possession, le Maroc a imposé son jeu
Avec 70% de possession en leur faveur, 5 grosses occasions à 1 et 191 passes dans le dernier tiers contre 92 côtés oranje, les Marocains ont clairement dicté leur football. La preuve : Ronald Koeman les craignait tellement qu’il avait renforcé sa ligne défensive par un cinquième élément en sacrifiant Tijjani Reijnders au milieu. Sans les arrêts de Bart Verbruggen, auteur de trois parades décisives, d’abord sur la tête d’El Aynaoui et la frappe d’Hakimi en première période, puis, de la jambe, à bout portant, face à Rahimi en prolongation, le Maroc aurait mérité de se retrouver devant au tableau d’affichage.
Au lieu de ça, les Lions de l’Atlas se sont retrouvés à courir derrière le score après avoir encaissé un but que leur style de 2022 n’aurait pas renié : un dégagement de Verbruggen dévié par Weghorst et prolongé par Summerville vers Gakpo. Un but en 3 passes, symbole d’un football direct qui n’est plus le leur.
Le héros Bounou comme en 2022, la même joie
Ce changement de philosophie – ce rêve de grandeur diront certains – le Maroc semblait parti pour le payer au prix fort lorsqu’il se dirigeait tout droit vers l’élimination à l’entame du temps additionnel. Mais c’était sans compter sur la force mentale qui caractérise ce groupe, ce qui en fait bien l’héritier de 2022. Comme un symbole, c’est un entrant, Chemsdine Talbi, qui a centré victorieusement pour la tête d’Issa Diop, critiqué à son arrivée en mars pour avoir choisi de représenter le Maroc à 29 ans et juste avant le Mondial.
Par la suite, malgré la mise en échec de Rahimi en prolongation, malgré l’échec d’El Aynaoui sur le premier tir au but, le Maroc n’a rien lâché, affichant des ressources mentales assez insoupçonnées, bien que le retournement de situation contre Haïti (4-2) lors du dernier match, après avoir été mené au score à deux reprises, ait donné un signe avant-coureur.
La suite du scénario appartient à la pure émotion : un arrêt décisif de Bounou, puis des images de joie, avec des joueurs fêtant la qualification avec leurs proches, à l’image d’Ismaël Saibari parti chercher sa maman en tribunes. Des scènes qui rappellent forcément 2022. Avec le Canada samedi en 8es de finale puis une potentielle revanche à prendre contre la France en quarts de finale, les similitudes avec 2022 ne font peut-être que commencer !
Ismael Saibari's emotional moments with his mother. ❤️pic.twitter.com/aNitm8d3Q3
— Tauseef Ahmed (@Tauseef5252) June 30, 2026
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