Maintenues malgré le scandale de corruption qui secoue la FIFA et l’arrestation de neuf de ses membres à la demande de la justice américaine mercredi, les élections pour la présidence de l’instance dirigeante du ballon rond ont lieu ce vendredi. Mode d’emploi.



 Quand les élections ont-elles lieu ?

L’élection pour la présidence de la FIFA se déroule ce vendredi 29 mai à Zurich en Suisse à l’occasion du 65e Congrès de l’instance. « Le moment exact n’est pas connu« , précise la FIFA qui diffuse l’intégralité du Congrès en direct sur internet « à des fins de transparence« .

 Qui vote ?

Les présidents des 209 fédérations membres de la FIFA sont appelés aux urnes. Chaque pays dispose d’une voix, quels que soient la taille de sa population, son nombre de licenciés ou le nombre de Coupes du monde remportées. Les Îles Caïmans pèsent ainsi autant que le Brésil, la Chine ou les Etats-Unis.

Voici, dans le détail le poids de chaque confédération : Afrique 54 voix, Europe 53 voix, Asie 46 voix, Concacaf (Amérique du nord, centrale et Caraïbes) 35 voix, Océanie 11 voix et Amérique du sud 10 voix.

Les confédérations peuvent établir des motions encourageant tel ou tel candidat, leurs présidents peuvent aussi donner des consignes de vote. Libre ensuite au président de chaque fédération de les suivre ou pas, le vote ayant lieu à bulletin secret.

 Comment être élu ?

Un candidat peut être élu dès le premier tour s’il reçoit deux-tiers des suffrages des associations membres présentes. Si ce n’est pas le cas, un second tour a lieu et le candidat ayant recueilli la majorité simple (plus de 50% des suffrages « valablement exprimés« ) est élu président de la FIFA.

 Qui sont les candidats ?

Sepp Blatter : A 79 ans, le Suisse brigue un 5e mandat après avoir pourtant promis au moment de sa réélection en 2011 que son mandat actuel serait le dernier. Il lui est moins reproché de s’être enrichi personnellement que d’avoir fermé les yeux sur les scandales de corruption qui secouent la FIFA. Au pouvoir depuis 1998, il bénéfice de soutiens fidèles, notamment en Afrique.

Prince Ali Ben al-Hussein : A 39 ans, ce prince jordanien aime à se présenter comme le candidat du « renouveau« . Il n’a rejoint le comité exécutif de la FIFA qu’en 2011 et n’a donc pas trempé dans le « Qatargate » et les scandales de corruption passés de la FIFA. Son principal succès a été d’obtenir la levée de l’interdiction du voile dans le football féminin.

 Qui soutient qui ?

A travers des motions, l’AFC (Asie) et la CAF (Afrique) ont apporté depuis un an leur soutien à Sepp Blatter, un soutien réitéré après l’éclatement du « Fifagate« .

Président de l’UEFA (Europe), Michel Platini encourage clairement ses membres à voter en faveur du Prince Ali. Un temps candidats, Luis Figo et Michael Van Praag se sont finalement désistés en faveur du Jordanien.

Puissantes au sein de leur Confédération respective, la Fédération australienne et la Fédération américaine ont annoncé qu’elles soutenaient le Prince Ali après l’éclatement du « Fifagate ».