L’équipe du Nigeria en déplacement ce week-end à Alarobia, a fait match nul face à Madagascar (0-0). Malmenée par des Malgaches impétueux et sans complexes, les Super Eagles s’en sortent bien.


Le scorpion est coriace comme chacun sait. Et les Super Eagles nigérians, archi favoris de la rencontre comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations de football 2002 (CAN) se sont brisés les serres sur une défense malgache qui a fait honneur à son animal fétiche.

Marqué à la culotte le très élégant buteur des verts, Babangida, a été incapable d’exprimer ses talents. Sur le terrain d’Alarobia (Madagascar), l’équipe nigériane a dû aussi subir les foudres d’une attaque malgache survoltée, imprimant un rythme fou au match. A la dixième minute une tête de Menakely faillit trouver le chemin des filets. C’était sans compter le plongeon désespéré du gardien des Super Eagles, Murphy Akanjy, tout heureux de se trouver sur la trajectoire du ballon.

Attaque paralysée

Le Nigeria doit décidément une fière chandelle à son gardien. C’est lui encore qui a sauvé son équipe en détournant in extremis une frappe instantanée de Natal à la 47e minute. Tétanisée par les coups de dard d’une défense malgache intraitable, l’attaque nigériane s’est montrée maladroite, incapable de concrétiser les maigres occasions qui s’offraient à elle. Ainsi de Benedict Akwuegbu, absent sur un centre impeccable de Babagida qui aurait pu changer la physionomie du match.

Voyant le spectre de la défaite se profiler chaque minute davantage, le staff nigérian s’est résolu à limiter les dégâts en faisant rentrer deux stoppeurs pour verrouiller ses lignes défensives. Bien lui en prit. Car il a fallu un pied sur la ligne du défenseur Ogunsanye pour faire barrage au tir d’Hary, l’attaquant vedette des  » Scorpions  » (86). Au grand dam des supporters malgaches qui jurent les grands Dieux que le ballon avait bien franchi la ligne des buts. A la 81e et 89e minute les attaquants des  » Scorpions  » ont été à deux doigts de marquer, se heurtant tantôt à une défense de fer, tantôt à la malchance.

C’est dire si le coup de sifflet final a été accueilli avec soulagement par l’un des favoris de la compétition qui s’est fait très peur face à son brillant second du groupe 1.