Eric Gerets est un homme courtisé. Annoncé du côté du Nigeria, de la Côte d’Ivoire ou du Mali, l’entraîneur belge s’est tout récemment rapproché des Lions de l’Atlas. La Fédération royale marocaine de football, qui semblait vouloir faire traîner les choses, s’est-elle – enfin – réveillée?


Ça commence à bien faire. Sans sélectionneur depuis quelques mois maintenant, la fédération royale marocaine de football a décidé de ne pas se presser pour choisir le nouvel entraîneur des Lions de l’Atlas. A en croire les rumeurs qui viennent de Rabat, la FRMF souhaiterait attendre la fin de la Coupe du monde pour mettre le grappin sur un des deux techniciens français présents en Afrique du Sud : Paul Le Guen (Cameroun) ou Raymond Domenech (France).

Il semblerait cependant que la Fédé soit enfin sortie de son mutisme. A en croire nos confrères de RMC, Eric Gerets s’est mis d’accord tout récemment avec les dirigeants marocains pour entraîner l’équipe nationale sur les bases d’un contrat de quatre ans. Il aura pour objectif de qualifier le Maroc pour la prochaine CAN 2012, disputée au Gabon et en Guinée Equatoriale, et surtout la Coupe du monde 2014 au Brésil.

Sous contrat jusqu’en 2011

Visiblement, le roi du Maroc en personne, Mohamed VI, aurait milité pour la venue du technicien belge avec à la clé des émoluments relativement conséquents. L’agent de Gerets, Harun Arslan, a toutefois démenti tout accord: « Non, ce n’est pas vrai. Eric est sous contrat jusqu’en 2011 à Al Hilal. »

Pour rejoindre le Maroc, en effet, le Lion de Rekem devra couper les ponts avec le club saoudien. Déjà victorieux du championnat local et de la Coupe du Prince, l’ancien coach du PSV Eindhoven pourrait faire jouer une clause dans son contrat pour se libérer de sa dernière année à la tête du club de Riyad. En devenant officiellement le dompteur attitré des Lions de l’Atlas, le Diable Rouge grillerait ainsi la politesse à Luis Fernandez, Bruno Metsu ou encore Guus Hiddink. Un défi national qui sera aussi le premier pour l’ancien boss de l’OM.