Alors que la FIFA va tenir son prochain congrès les 30 et 31 mai 2013 à l’île Maurice, Lydia Nsekera a annoncé qu’elle serait candidate au poste de 25e membre du Comité exécutif de l’instance. En cette journée internationale de la femme, Afrik-Foot vous propose un entretien réalisé par la FIFA avec la présidente de la Fédération burundaise.


Madame, Nsekera pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis née au Burundi le 20 avril 1967. Je suis veuve et mère de deux garçons âgés de 15 et 13 ans. Je suis Présidente de la Fédération Burundaise de Football depuis 2004, et cooptée au Comité Exécutif de la FIFA en 2012. jJ suis membre de la Commission du Football Féminin et de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA. Je suis également membre de la Commission d’Organisation des Tournois Olympiques de Football et du Comité International Olympique.

Quelle importance attachez-vous à votre nomination par votre confédération ?

Le fait d’avoir été nommée par ma confédération m’a montré qu’elle était solidaire du président de la CAF et vice-président de la FIFA, qui est membre du Comité Exécutif de la FIFA qui m’a cooptée en 2012. Les personnes qui m’ont élue ont soutenu la décision du président.

Comment avez-vous accueilli la proposition du Président de la FIFA, en 2011, de faire entrer une femme au Comité Exécutif ?

J’étais ravie. Je me suis dit que ce serait bon pour le développement du football féminin et que cette décision encouragerait les femmes à s’accrocher davantage pour obtenir des postes élevés dans les associations membres.

Si vous êtes élue, comment concevez-vous votre rôle ?

Au niveau du Comité Exécutif, en tant que femme et que mère, je ferais des propositions en faveur du développement du football féminin – en particulier au niveau du football de base. Hors du Comité Exécutif, j’essaierais de convaincre les présidents des associations membres de développer le football féminin, de donner aux femmes des pouvoirs décisionnels et de les aider.

Quelle est votre vision du football féminin ?

Le football féminin doit se développer de la même manière que le football masculin et dans tous les domaines : arbitrage, entraînement, administration, gouvernance, statut du joueur et marketing. Simultanément, il doit être préservé des dérives, comme la triche.

 Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur le site officiel de la FIFA