“Je ne regrette pas d’avoir choisi le Maroc”, les mots forts de Bouaddi après l’élimination face à la France

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L’aventure marocaine s’est arrêtée en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Battus 2-0 par une équipe de France impressionnante, les Lions de l’Atlas voient leur rêve d’un deuxième dernier carré consécutif s’envoler.

Après l’élimination du Maroc contre la France (0-2) en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, Ayyoub Bouaddi a tenu à adresser un message fort, balayant définitivement les débats autour de son choix de sélection.

“Je ne regrette pas mon choix”

Le jeune milieu de terrain de 18 ans, qui affrontait son pays de naissance et aurait pu potentiellement se retrouver de l’autre côté, n’a laissé aucune place aux regrets en zone mixte après la rencontre :

« Je ne regrette pas d’avoir choisi le Maroc. C’est un choix de cœur, peu importe ce qui va se passer. (…) Un match n’est pas une science infuse. Ça ne se passe pas forcément comme on l’a prévu. On va tout donner pour revenir encore plus forts. »

Une déclaration qui devrait faire plaisir aux supporters marocains, alors que son choix d’opter pour les Lions de l’Atlas plutôt que pour les Bleus avait animé les débats ces derniers mois.

Une soirée historique malgré tout

Malgré la défaite, Bouaddi est entré dans l’histoire.

Titulaire face à la France, le milieu du LOSC est devenu, à 18 ans et 280 jours, le deuxième plus jeune joueur de l’histoire de la Coupe du monde à disputer un quart de finale.

Seul le légendaire Pelé, titulaire et buteur avec le Brésil en 1958 à 17 ans et 239 jours, avait fait mieux.

Une performance qui confirme l’immense précocité du Franco-Marocain, déjà considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération.

Le Maroc est tombé sur trop fort

Comme en 2022, c’est donc la France qui a mis fin au rêve marocain.

Mais contrairement à la demi-finale du Qatar, où les Lions de l’Atlas avaient longtemps donné le sentiment de pouvoir renverser les Bleus, ce quart de finale laisse davantage un goût d’impuissance.

Le chiffre est révélateur : il a fallu attendre la 83e minute pour voir le premier tir cadré marocain, une tentative d’Azzedine Ounahi repoussée par Mike Maignan.

Au total, les hommes de Mohamed Ouahbi n’ont produit que 0,22 expected goal, n’ont touché que huit ballons dans la surface française et ont effectué plus de 62 % de leurs passes dans leur propre moitié de terrain.

Habitué à proposer un football offensif et ambitieux depuis le début du tournoi, le Maroc est apparu bien plus prudent face aux Bleus.

Des regrets… mais aussi une réalité

Certains anciens internationaux marocains, comme Jaouad Zaïri, ont regretté que les Lions de l’Atlas n’aient jamais réellement tenté leur chance, préférant limiter les risques plutôt que d’attaquer franchement.

Mais une autre lecture s’impose également.

À chaque fois que le Maroc s’est découvert, la France a immédiatement créé le danger grâce à la vitesse de ses transitions offensives.

Autrement dit, les Lions de l’Atlas n’ont peut-être pas tant refusé de jouer qu’ils n’ont été contraints de s’adapter à un adversaire tout simplement trop supérieur ce soir-là.

Une génération qui n’a pas fini de grandir

Cette élimination est forcément douloureuse, mais elle ne remet pas en cause la trajectoire du football marocain.

Après la demi-finale de 2022 et ce nouveau quart de finale, les Lions de l’Atlas confirment qu’ils appartiennent désormais au cercle des  nations fortes.

Et avec des joueurs comme Ayyoub Bouaddi, qui n’a que 18 ans et assume pleinement son choix de représenter le Maroc, l’avenir continue de s’annoncer particulièrement prometteur.

“Je ne regrette pas d’avoir choisi le Maroc”, les mots forts de Bouaddi après l’élimination face à la France

Louis Mukoma Fargues