Coup de tonnerre sur Luanda. L’Algérie, archi favori, s’est inclinée lourdement face à une surprenante et solide équipe du Malawi (3-0). La CAN débute mal pour les Fennecs. Le film de Malawi-Algérie


Les Flammes du Malawi ont brûlé de toute leur splendeur ce lundi pour leur match inaugural face à l’Algérie. Pourtant, sur le papier, les 99es au dernier classement FIFA ne pesaient pas bien lourd face aux Meghni, Bougherra, Ziani et autres Yahia. Qui avant le début de la compétition était capable de donner le nom des clubs de Russel Mwafulirwa (IFK Norköpping), d’Elvis Kafoteka (ESCOM United) ou de Davie Banda (Red Lions)?

Et pourtant, il faudra retenir le nom de ces joueurs, quasi-inconnus avant le début de cette vingt-septième Coupe d’Afrique des Nations. Car le Malawi a frappé un grand coup face à la Khadra. Meilleurs physiquement, bien en place, les hommes de Kinnah Phiri ont marché sur des Fennecs totalement dépassés en première période. Appliqués, calmes et puissants, les Flammes ont livré une mi-temps quasiment parfaite. Inconnu avant le début du tournoi, le Malawi a mis 45 minutes pour se faire un nom.

Le Malawi, tout feu tout Flammes

Trois buts de Mwafulirwa, Kafoteka et Banda, donc, ont mis en évidence les lacunes défensives des Algériens, notamment sur le premier où Chaouchi gâche complètement la belle histoire qui lui était promise en cafouillant l’un de ses premiers ballons… Son dégagement raté ouvre le chemin du but à Russell qui n’a plus qu’à pousser le cuir au fond des filets algériens devant un Bougherra médusé (1-0, 17e). Le portier algérien allait récidiver au retour des vestiaires, commettant une faute de main qui allait permettre à Banda d’enterrer tous les espoirs des Maghrébins (3-0, 46e). Entre temps en effet, Kafoteka était passé par là (2-0, 35e).

La suite n’est qu’une histoire de frappes non cadrées des Fennecs : tour à tour, Belhadj, Ziani, Ziaya et Bougherra sont venus tester le talentueux portier du Malawi, Sanudi. Le miracle malien n’aura pas lieu et l’Algérie s’incline logiquement. Corrigés par le petit Malawi, les Fennecs n’ont plus le droit à l’erreur. De leur côté, les Flammes commencent déjà à entrevoir la seconde phase.

Si c’est une surprise sur le papier, cela n’en est pas une au vu de la physionomie du match. Les Algériens ont été incapables de se montrer réellement dangereux alors que les Malawites ont été très réalistes. One, two, three… Viva Malawi!