Le Mondial de beach soccer debute ce jeudi. Recordman de participations à la compétition du côté des sélections africaines, le Sénégal affrontera notamment le Portugal, pays hôte. Vainqueur de la dernière CAN face aux Lions de la Teranga, Madagascar aura fort à faire contre la Russie, double championne du monde.


Après le Mondial U20 et le Mondial féminin, place au Mondial de beach soccer. C’est ce jeudi que la compétition s’ouvre au Stade da Praia da Baía, à Espinho, au Portugal. Sacré champion d’Afrique en avril, Madagascar représentera le continent accompagné de son dauphin, le Sénégal.

Avec cinq participations au compteur, les Lions de la Teranga sont les recordmen africains en la matière. Avec le Nigeria, ils partagent même l’honneur d’être la seule sélection du continent à avoir franchi le premier tour du Mondial, en 2007 et 2011. Mais à chaque fois, l’aventure s’est arrêtée en quart de finale. Une étape infranchissable ? « Nous comptons bien y remédier, mais ce ne sera pas facile de faire mieux cette année« , nuance Ngalla Sylla, le gardien sénégalais, sur le site de la FIFA. Entre le Portugal, pays hôte, l’Argentine, revancharde après des éliminatoires compliqués, et le Japon, nation montante, les hommes d’Ibrahima Ndiaye auront du pain sur la planche dans le groupe A.


 Les particularités du beach soccer :

Les matches se jouent à cinq contre cinq (dont un gardien de but de chaque côté), avec sept remplaçants sur le banc mais un nombre de remplacements illimité.

Chaque rencontre est divisée en trois périodes de 12 minutes. Le chronomètre s’arrête à chaque arrêt de jeu.

Il n’y a pas de match nul. En cas d’égalité à l’issue du temps réglementaire, une prolongation de trois minutes a lieu, puis, si l’égalité persiste, une séance de tirs au but. L’équipe victorieuse en prolongation ou aux tirs au but ne reçoit que deux points au lieu des trois points habituels.

L’inévitable Madjer

« Il n’est jamais évident d’affronter le pays organisateur. Les Portugais auront le public derrière eux et peuvent compter sur d’excellents joueurs, comme Belchior ou Madjer. Ils nous ont déjà battus en 2011« , fait remarquer Sylla. Avec un nom pareil, Madjer ne passe d’ailleurs pas inaperçu. Meilleur buteur de l’histoire de la compétition, João Víctor Saraiva de son vrai nom est né en Angola et a choisi son surnom en hommage à la légende algérienne. A 38 ans et porté par son public, il fera tout pour décrocher son premier sacre mondial avec le Portugal.

Le sort a été un poil plus clément avec Madagascar. Pour sa première participation à l’épreuve, le surprenant champion d’Afrique se coltinera tout de même l’ogre russe, double tenant du titre, Tahiti, qui a terminé quatrième de la compétition à domicile en 2013, et le Paraguay. Les Malgaches s’appuieront sur Tokiniaina Francegal, surnommé « Toky », auteur de plusieurs buts décisifs lors de la CAN et sacré meilleur joueur de la compétition, ou encore le gardien Jhorialy Rafalimanana, héros de la finale face au Sénégal avec deux penalties repoussés. « Je suis très heureux d’offrir ce titre à toute la population de Madagascar, qui vit dans des conditions très difficiles« , se réjouissait le sélectionneur Claude Barrabé à l’issue du sacre à la CAN. « On va aller au Mondial pour essayer d’exister, de ne pas juste faire un aller-retour. » Chiche ?

 Les groupes

Groupe A

Portugal

Japon

Argentine

Sénégal

Groupe B

Suisse

Oman

Italie

Costa Rica

Groupe C

Brésil

Mexique

Espagne

Iran

Groupe D

Russie

Paraguay

Tahiti

Madagascar

 Le calendrier : (horaires GMT+2)

Jeudi 9 juillet

17H, Argentine-Sénégal

Vendredi 10

17H, Tahiti-Madagascar

Samedi 11

15H30, Sénégal-Portugal

Dimanche 12

15H30, Madagascar-Russie

Lundi 13

17H, Japon-Sénégal

Mardi 14

17H, Paraguay- Madagascar