Parti pour un nouveau prêt à Evian, Modou Sougou est revenu sur le ‘loft’ des joueurs indésirables mis en place en début de saison par l’Olympique de Marseille. Une situation qu’a eu du mal à digérer le Sénégalais.


De retour à Evian après son nouveau prêt par l’Olympique de Marseille, Modou Sougou s’est trouvé une porte de sortie dans les dernières heures du mercato estival. Un soulagement pour l’international sénégalais, qui a connu une préparation délicate au sein du club phocéen avec sa mise à l’écart du groupe en compagnie de joueurs comme Foued Kadir, Rod Fanni ou encore Benoît Cheyrou. Une situation que l’attaquant a appris par mail de la direction et a eu du mal à comprendre.

« On m’a dit que mes vacances étaient prolongées et que je devais reprendre l’entraînement plus tard, à une date ultérieure« , a-t-il ainsi confié à La Provence, avant de déplorer ce statut de « lofteur » qui lui a porté préjudice. « Les clubs qui se renseignaient au début ont reculé, ça ne nous a pas rendu service. Pour moi, le ‘loft’ a porté préjudice à tout le monde, à nous, comme à l’OM. Si le club voulait se débarrasser de certains joueurs, il valait mieux les mettre dans de bonnes dispositions pour ne pas faire peur aux acheteurs. »

« Il fallait rester professionnel« 

Des propos qui viennent faire écho à ceux de son ancien coéquipier et compagnon d’infortune, Foued Kadir. Désormais au Bétis Séville, l’international algérien a également déploré la communication marseillaise et le traitement infligé aux joueurs. « On reçoit un mail pour nous informer qu’on reprend le 15 juillet avec la CFA. Ce qui est assez dommage c’est que tout le monde se renvoie un peu la balle, en disant ‘c’est pas moi c’est l’autre’. A l’arrivée on ne sait même plus quoi penser« , déplorait-il sur les ondes de RMC.

Désormais loin de la Canebière et son agitation actuelle depuis la conférence de presse fracassante de Marcelo Bielsa qui s’en est pris au président Vincent Labrune, Sougou ne boude pas son plaisir de pouvoir à nouveau s’entraîner normalement, après avoir pu partir sans faire de vagues. « Il fallait rester professionnel sur toute la ligne et c’est ce qu’on a fait. On n’a pas foutu la merde, on a respecté l’institution. On a fait notre boulot.«