QPR: Traoré soulagé d’avoir quitté le calvaire Arsenal

Armand Traoré s'est longtemps posé des questions. C'est sans doute à cause de ça que le défenseur n'a jamais réussi à Arsenal. Aujourd'hui titulaire, l'international sénégalais n'a plus la pression. Il a retrouvé le sourire.


En rejoignant Arsenal à 16 ans à peine, Armand Traoré vivait un rêve. Cinq ans plus tard, le défenseur ne compte qu'une quarantaine de matches sous le maillot des Gunners. Prêté à la Juventus la saison dernière, l'ancien international espoir n'a jamais fait son trou à l'Emirates.

C'est donc avec un certain soulagement que celui qui est devenu entre temps international sénégalais a filé à QPR, l'ambitieux promu. Car, à Arsenal, Traoré a connu le stress. L'anxiété. Les nerfs. L'envie de vomir qui monte du creux de l'estomac. Avant même le coup d'envoi, le gamin était épuisé. “Je pouvais le sentir ici, explique-t-il à Goal en mettant le doigt sur son ventre. Ce n'est pas bon et tu ne peux pas aussi bien jouer que quelqu'un qui s'entraîne toute la semaine et qui joue tous les week-end. C'est différent. A chaque fois que tu joues, tu es sous pression. Tu dois effectuer une très bonne performance ou bien c'est terminé. A chaque fois que tu hérites du ballon, tu penses automatiquement: “Je ne peux pas me louper”. Et après, c'est: “Je ne peux pas rater cette passes”. Tu es inquiet à propos de tellement de choses. Ce n'est pas bon pour le moral et du coup, tu n'es pas totalement concentré.

“Je ne savais jamais quand j'allais jouer”

Traoré ne se cherche pas d'excuses. A Turin ou Portsmouth, où il a été prêté, il était régulièrement titulaire et supportait sans problème la pression. Comme à QPR, où il a débuté dix matches de Premier League depuis le début de la saison. “Je me sens vraiment bien, confie Traoré. J'ai expliqué à quelques-uns de mes proches que j'ai presque l'impression que je suis indispensable maintenant, alors qu'à Arsenal c'était presque “Eh bien, si [Gael] Clichy est blessé, si [Kieran] Gibbs est blessé, peut-être que je pourrais jouer“. Alors je ne savais jamais vraiment quand j'allais pouvoir jouer. Lorsqu'on est plus détendu, on peut faire plus de choses. Cela a été mon gros problème. Je ne jouais pas beaucoup, ça c'est sûr. J'ai eu quelques matches pas si bon aussi.”

Mais l'intéressé n'en veux ni à Arsenal ni à Arsène Wenger. Il n'a “aucun regret” après six ans dans l'un des meilleurs centre de formation. “Tout ce stress venait de moi parce que j'avais de l'ambition… Mon ambition était d'être un titulaire indiscutable, explique-t-il. Je me suis mis beaucoup de pression et ça ne s'est pas produit. Une fois, j'ai parlé avec Wenger et il m'a dit qu'il savait ce que c'était. Même avant que le match ne commence, il me disait : “Ton énergie a presque disparu à cause de la pression. Tu penses trop au match, tout au long de la semaine”. Je n'arrivais pas à gérer la pression. Surtout que lorsque l'on est jeune et que tous ces gens nous regardent et nous jugent le lendemain. J'ai du apprendre à vivre avec, lorsque j'étais à la Juventus.

Depuis son transfert aux Queens Park Rangers, Traoré va mieux. L'ancien Gunner a trouvé un nouveau souffle et a l'impression de revivre. “Maintenant, c'est une autre histoire. J'attends avec impatience de jouer chaque match. Je me suis fixé des objectifs pendant les matches, comme faire en sorte quand je joue arrière-gauche, que les buts ne viennent pas de mon côté. C'est complètement différent. Je sens que je suis plus utile. Je sens que je peux aider l'équipe. Avant, j'étais un peu… “Hmm, je ne veux pas vraiment jouer”“, explique le natif de Paris.

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Nicholas Mc Anally