Présent à Paris, vendredi, pour annoncer sa participation en tant que parrain de La Maison du bluff 4, la téléréalité poker sur NRJ 12, Ronaldo a profité de ce passage pour répondre aux questions concernant la seleçao, les adversaires en poules, mais aussi revenir sur sa carrière et sa passion grandissante pour le Poker.


On vous a quitté footballeur et maintenant vous voilà dans le poker et parrain de ‘La Maison du bluff’. Comment cela s’est-il fait ?

Le poker, j’ai commencé à y jouer alors que j’étais encore footballeur, mais juste de temps en temps. Petit à petit j’ai commencé à y prendre goût, à vraiment m’amuser. Je joue avec des amis, de la famille (…) Bon je ne suis pas encore un professionnel, mais bientôt peut-être, qui sait. C’est un honneur pour moi d’avoir été choisi pour être le parrain de cette édition. Je vais jouer ce rôle à fond car je m’épanouis de plus en plus dans le poker.

Ce sont deux monde différents, trouvez-vous qu’il y a des similitudes entre les deux ?

Il y en a quelques unes au niveau de la stratégie et des sensations. Quand je joue au poker, c’est la même adrénaline que lorsque je jouait au football. Par contre au football il faut beaucoup jouer sur le physique, alors que le poker implique de beaucoup plus réfléchir, calculer.

Ronaldo vu par Bertrand Grospellier, alias ElkY, le champion de poker

Il est comment justement Ronaldo, vu par le champion que vous êtes ?

« Nous n’avons joué qu’une seule fois à Barcelone, au mois d’août. C’était sa première partie en live et on sentait qu’il était passionné et agressif dans son jeu. Il va encore s’améliorer c’est sûr. Son esprit de compétition qu’il a développé avec le football va lui servir. »

Est-il facile de faire le rapprochement poker-sport traditionnel ?

« Il y a beaucoup de similitudes. Beaucoup d’anciens sportifs aiment le poker, comme Boris Becker (ancien joueur de tennis) que j’ai eu l’occasion de croiser sur plusieurs tournoi. Il y a cette envie de gagner et de se surpasser qui est la même dans les deux cas (…) Maintenant les meilleurs joueurs de poker ont de grosses préparations physiques. On est loin de l’image que certains ont du poker. Il faut être prêt à faire des parties de 10 à 15 heures d’affilée tout en restant en forme physiquement et concentré. »

Comment s’est déroulée votre première expérience ?

C’était dur (rire). Nous étions à Barcelone, avec Elky et d’autres champions et j’étais à leur table. C’était vraiment une bonne expérience car j’ai pu me frotter à de grands joueurs, même si je n’avais aucune chance.

Et justement, quel genre de joueur de poker est Ronaldo ?

Je ne saurais pas encore me définir, je cherche encore mon jeu. Mais par contre, quand j’ai une paire d’as, j’attaque direct !

Vous avez tourné la page football pour celle du poker, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Je pense avoir fait une bonne carrière. Je suis fier quand je regarde derrière moi et que je vois ce que j’ai fait. Après on pourra dire que j’aurais pu faire plus sans mes blessures mais ce que j’ai accompli est déjà pas mal.

Pour l’heure vous êtes encore le joueur qui a le plus marqué en Coupe du monde avec 15 buts, mais ce record pourrait être battu par Klose. Vous y pensez ?

Les records sont faits pour être battus. Tôt ou tard il le sera. J’ai moi même battu des records avant donc c’est la logique des choses. Mais pour l’instant je détiens encore ce record et même si Klose ou un autre doit le battre, j’espère que l’on se souviendra de ce que j’ai fait.

Le Brésil sera attendu au Mondial, n’y a-t-il pas trop de pression sur la Seleçao ?

Ah bien sûr qu’il y en a ! On reçoit la Coupe du monde chez nous, il y a beaucoup d’attentes. C’est une obligation pour cette équipe de s’imposer devant ses supporters.

En phase de groupes il y aura la Croatie, le Cameroun et le Mexique. Que pensez-vous de ce tirage ?

(Soupire) C’est un groupe difficile et ouvert, avec des adversaires que l’on connaît et qui seront là pour tenter de se qualifier. Il va falloir que les joueurs se battent lors de chaque match pour aller chercher la victoire, mais j’ai confiance et je pense qu’on va sortir de cette poule.