C’est avec un large sourire que Souleymane Diawara s’est confié à Afrik-foot. Vainqueur du Gabon en amical (2-1), le défenseur sénégalais envisage l’avenir en rose: à le croire, les Lions sont en plein renouveau et il faudra compter avec eux à l’avenir. Entretien.



Afrik-foot: Souleymane, comment vous êtes-vous senti dans ce match face au Gabon?

Souleymane Diawara: Bien. On eu du mal à rentrer dans le match. On s’est fait bouger, surtout au début. Mais, petit à petit, on a réussi à retrouver le rythme et on est parvenu à faire l’essentiel en deuxième période, c’est-à-dire marquer ce deuxième but qui nous a offert la victoire.

On sentait que vous la vouliez vraiment cette victoire.

Oui, bien sûr. On est sur une bonne dynamique donc on voulait enchaîner et rester sur cette spirale positive. C’était important de gagner.

Ce n’est pas trop dur de se motiver pour un match amical, surtout dans cette période un peu chargée?

Non, non. C’est toujours un plaisir, une fierté de défendre son pays. C’est aussi sympa de voire des joueurs qu’on a l’habitude de côtoyer qu’en championnat. Là, on a le temps de passer du temps, justement. Quatre jours, cela permet de couper et de changer d’environnement un peu, c’est bien. Surtout qu’on passe du bon temps avec l’équipe du Sénégal.

Comment Lamine Sané, le petit nouveau, a-t-il été accueilli?

On essaie d’accueillir les nouveaux du mieux possible: on est tous passés par là. Donc on essaie de les mettre dans les meilleurs conditions. Apparemment, il est content. Tant mieux.

Et vous? Comment vous sentez-vous dans cette équipe?

Bien, bien. Ca fait huit ans que je suis en sélection et cela se passe super bien avec les nouveaux, comme avec les anciens.

C’est un rêve de gagner quelque chose avec le Sénégal?

Bien sûr. On dit toujours que le Sénégal est une super équipe mais, au final, on n’a jamais rien gagné. Dans le foot, il n’y a que la victoire qui compte. J’espère gagner quelque chose bientôt.

On parle souvent de l’équipe de 2002: ce n’est pas un héritage trop lourd à porter?

Non, ce n’est pas lourd. C’est génial ce qu’ils ont fait. Mais, au final, cela ne rajoute aucune ligne sur le palmarès. C’est bien beau, un quart de finale de Coupe du monde… Comme je l’ai dit, il n’y a que la victoire qui compte. Cela reste quand même une fierté de jouer pour une équipe qui est arrivé à ce stade d’un Mondial mais il faut penser à autre chose et gagner.

Une Coupe du monde avec le Sénégal, ça vous tente?

Bien sûr! J’adorerais participer à la Coupe du monde avec le maillot du Sénégal avant de prendre ma retraite.

Et la CAN?

Pour le moment, c’est bien parti. Mais il faut continuer à bosser: il nous reste trois matches, trois matches important, il ne faut pas se dire que tout est fait. Il faut tout faire pour y parvenir

Et le Cameroun, ça vous fait peur?

Non, on n’a pas peur. Je n’ai pas peur. Bien sûr, le Cameroun, c’est une grande équipe. Ils ont gagné plusieurs titres. On sait que ce sera dur mais bon…

Vous serez sans doute au marquage de Samuel Eto’o. Cela vous inquiète?

Non. Eto’o ne me fait pas peur. C’est un excellent joueur mais si on veut espérer aller à la CAN et remporter des titres, il faut passer par des joueurs du calibre d’Eto’o.