Joseph-Antoine Bell a tranché équitablement entre le Maroc et le Sénégal avant la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) concernant la finale de la CAN 2025.
Alors que le jugement du TAS est attendu entre les 18 et 22 octobre prochains, selon winwin, après l’audition des parties qui a eu lieu jeudi dernier, Joseph-Antoine Bell a commenté le litige qui oppose le Maroc au Sénégal dans l’affaire de la finale de la CAN 2025.
Deux mois après la victoire du Sénégal sur le terrain, le 18 janvier dernier au stade Moulay Abdellah de Rabat, le Jury d’Appel de la Confédération africaine de football (CAF) avait inversé le résultat de la rencontre et déclaré le Maroc vainqueur sur tapis vert, le 17 mars.
Débouté en première instance, le Maroc obtenait ainsi gain de cause après avoir dénoncé les effractions des articles 82 et 84 du règlement de la CAN qui prévoient une défaite par forfait pour l’équipe coupable d’abandon avant la fin d’un match.
Sur incitation du sélectionneur d’alors Pape Thiaw, les joueurs sénégalais avaient momentanément quitté la pelouse dans les arrêts de jeu en protestation contre un penalty accordé au Maroc quelques instants après le refus d’un but sénégalais.
“Les dirigeants marocains ont raison mais si vous avez accepté de jouer…”
Le Sénégal a ensuite porté l’affaire devant la TAS, fort de l’article 5 des lois du jeu de l’IFAB donnant autorité à l’arbitre qui a laissé la rencontre se poursuivre jusqu’à son terme.
Dans une interview téléphonique pour RFI, l’ancien gardien de but camerounais Joseph-Antoine Bell a réparti équitablement les torts. Pour lui, si la plainte du Maroc est fondée du point de vue du règlement, le Sénégal n’a pas moins tort eu égard à l’esprit du jeu.
« Déjà à mon avis, on a un problème d’esprit du sport et du foot, puis on a la légalité. Maintenant, au vu de la réglementation, oui les dirigeants marocains ont forcément raison d’aller écrire (de porter plainte, ndlr). Maintenant au regard de l’esprit du jeu, si vous avez accepté de jouer, vous devriez accepter le résultat qui en découle. »
La FRMF, une forceuse ?
À ses yeux, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) passe involontairement pour une forceuse après avoir accepté que le match aille jusqu’au bout.
« L’arbitre a autorisé le match à reprendre. Aujourd’hui, il n’est pas possible de nier que le Sénégal est parti du terrain et on peut reprocher aux dirigeants marocains de vouloir gagner un trophée sur tapis vert. »
En attendant la décision fatidique du TAS, cette affaire n’a pas fini de faire parler.
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