Le Classico du championnat congolais entre l’AS Vita Club et le TP Mazembe (0-0) a eu lieu dans une atmosphère électrique mercredi. Le bus des Corbeaux de Lubumbashi a été caillassé avant la rencontre, blessant légèrement Asante. Des jets de projectiles ont ensuite momentanément interrompu le match et les champions d’Afrique ont dû patienter 2 heures avant de quitter le terrain !


Un drame a-t-il été évité mercredi soir à Kinshasa ? C’est fort possible. Match en retard de la 2e journée des play-offs et choc du championnat congolais, le Classico entre l’AS Vita Club et le TP Mazembe a accouché d’une rencontre plutôt décevante (0-0) à l’issue d’un match fermé. Mais l’essentiel n’était pas sur le rectangle vert. Dès leur arrivée aux abords du stade des Martyrs, les Corbeaux de Lubumbashi ont eu droit à un comité d’accueil très particulier, indique leur site officiel. Leur bus a tout simplement été caillassé par les jets de pierre d’une partie des « supporters » adverses. Le Ghanéen Solomon Asante a même reçu des éclats de verre et il a dû passer l’avant-match à l’infirmerie.

L’expulsion a mis le feu aux poudres

Pendant la rencontre, une partie des supporters de Vita Club, qui faisait face aux forces de l’ordre, a continué à caillasser le bus du champion d’Afrique sur le parking. A la mi-temps, des jets de projectiles ont d’ailleurs empêché le TPM de regagner ses vestiaires… Et que dire de la fin de match, très houleuse ? L’expulsion de Morrison (77e), qui a laissé traîner ses crampons sur Ulimwengu, a entraîné la colère du public. Celui-ci a de nouveau jeté des projectiles, provoquant une interruption de la rencontre de 4 minutes. Après un but refusé pour hors-jeu aux visiteurs et l’expulsion de Bope (90e+7) pour une gifle, le match s’est achevé dans une atmosphère très tendue.

Des heurts ont notamment opposé les forces de l’ordre à une partie des supporters de V. Club et les joueurs d’Hubert Velud ont dû patienter sur le terrain pendant deux heures avant que les abords du stade ne soient sécurisés. Ils ont ensuite été accompagnés jusqu’à proximité de leur hôtel par la police. Une fois de plus, le championnat congolais se retrouve confronté au spectre de la violence. « Que serait-il advenu si les Corbeaux s’étaient imposés ?« , s’interroge le site du club de Lubumbashi. Bonne question…