Anis Hadj Moussa pourrait prendre l’une des décisions les plus importantes de sa jeune carrière. Courtisé par Al-Ittihad après une saison particulièrement réussie avec Feyenoord, l’ailier algérien de 24 ans se retrouve face à un choix qui suscite déjà de vives réactions chez les supporters des Fennecs.
Depuis ses débuts avec l’Algérie en mars 2024, Hadj Moussa est régulièrement présenté comme l’héritier naturel de Riyad Mahrez. Explosif et dribbleur, le gaucher possède plusieurs caractéristiques rappelant l’ancien capitaine, qui avait annoncé que la Coupe du monde 2026 constituerait son dernier tournoi international.
Le moment idéal pour prendre la succession de Mahrez
Avec 14 buts et 7 passes décisives en 40 matchs la saison passée avec Feyenoord, Hadj Moussa semblait justement arriver au moment où sa carrière pouvait basculer.
Beaucoup de supporters algériens espèrent le voir rejoindre progressivement un club européen encore plus huppé et reproduire, à son échelle, la trajectoire ascendante de Mahrez.
Mais pour l’instant, toutes les pistes prestigieuses évoquées durant l’été semblent avoir fait l’effet d’un pétard mouillé. Lille, l’OM ou encore le Sporting Portugal ont également été cités parmi ses prétendants, mais sans que rien ne se concrétise.
Un départ en Arabie saoudite à seulement 24 ans serait donc vécu comme une occasion manquée, voire un gros gâchis par une partie du public.
« S’il finit en Arabie saoudite à 24 ans, faut tellement le blacklister de la sélection », s’emporte ainsi un supporter, lorsqu’un autre évoque déjà « le plus grand gâchis de l’histoire du football algérien » s’il venait à rejoindre Al-Ittihad.
Une véritable régression ?
Parler de blacklist paraît néanmoins excessif. Il est difficile d’imaginer la Fédération arrêter de sélectionner un joueur, qui a décidé – comme beaucoup d’autres internationaux – de rallier le royaume.
Le risque serait plutôt sportif. Alors qu’une place majeure s’ouvre sur l’aile droite après le départ de Mahrez, Hadj Moussa doit encore confirmer qu’il peut porter ce lourd flambeau avec les Fennecs.
Rester dans un championnat européen très exposé, disputer les compétitions UEFA et se confronter régulièrement à des équipes de haut niveau pourraient favoriser sa progression et sa visibilité.
L’Arabie saoudite n’est toutefois plus un simple “cimetière” de joueurs
Il faut également nuancer l’image du championnat saoudien. Depuis le lancement de son vaste projet sportif, l’Arabie saoudite affiche précisément l’ambition de ne plus recruter seulement des stars en fin de carrière, mais également des joueurs jeunes et valorisables, et de décentrer le haut niveau du football mondial.
À Al-Ittihad, il retrouverait notamment Houssem Aouar et évoluerait avec le Sénégalais Dion Lopy.
Hadj Moussa n’enterrerait donc pas nécessairement sa carrière européenne en signant à Djeddah, d’autant qu’un retour sur le continent resterait possible.
Mais pour un joueur que l’Algérie imagine déjà comme l’un des symboles de l’après-Mahrez, partir à 24 ans provoquerait forcément une déception. Au moment où une place de patron lui tend les bras, le choix de sa prochaine étape sera particulièrement scruté.
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