Le Cameroun avait besoin d’un peu de lumière. Huit mois après la désillusion liée à l’absence des Lions Indomptables à la Coupe du monde 2026, ce sont les femmes qui ont redonné le sourire à tout un pays.
Repêchées avant le tournoi, les Lionnes Indomptables se retrouvent désormais en finale de la CAN féminine 2026 au terme d’un parcours aussi inattendu qu’héroïque.
Une vraie thérapie après le Mondial manqué ?
Le contraste est saisissant.
Alors que la sélection masculine n’a pas réussi à se qualifier pour le Mondial 2026, le public camerounais s’est progressivement pris de passion pour les Lionnes. D’abord prudents, les supporters ont été embarqués par leur parcours, puis totalement conquis après les exploits contre le Nigeria et le Maroc.
La légende Thomas Nkono a parfaitement résumé l’état d’esprit au pays après la qualification en finale :
« Vous êtes la fierté de tout un pays ! Félicitations les filles pour cette magnifique qualification ! »
Pour beaucoup de supporters, cette équipe offre une véritable consolation sportive, presque une parenthèse thérapeutique dans une année frustrante pour le football camerounais.
De repêchées à finalistes
L’histoire est d’autant plus belle que le Cameroun n’était initialement même pas qualifié pour cette CAN.
Repêchées à la faveur de l’élargissement du tournoi, les Lionnes ont progressivement renversé tous les pronostics.
Elles ont surtout réalisé deux énormes coups en phase à élimination directe : victoire 1-0 contre le Nigeria, décuple champion d’Afrique, puis qualification aux tirs au but contre le Maroc, pays hôte et finaliste des deux dernières éditions.
Résultat : le Cameroun retrouve la finale de la CAN féminine pour la première fois depuis 2016, soit dix ans après celle perdue à domicile.
Michaely Bihina, nouveau visage du peuple
Impossible de raconter cette épopée sans évoquer Michaely Bihina.
La gardienne de 22 ans est devenue l’un des symboles du tournoi. Neuf arrêts contre le Nigeria, un penalty repoussé puis trois tirs au but arrêtés face au Maroc : elle a directement pesé sur les deux plus grandes qualifications du Cameroun.
Surnommée « la gardienne du peuple » par son homologue masculin Fabrice Ondoa, elle est devenue en quelques jours une véritable figure populaire.
Une histoire déjà riche, une nouvelle page à écrire
Le Cameroun possède pourtant une vraie tradition dans le football féminin.
Les Lionnes ont déjà disputé plusieurs finales continentales, notamment en 2004, 2014 et 2016, et atteint les huitièmes de finale des Coupes du monde 2015 et 2019.
Mais cette génération a quelque chose de particulier. Parce qu’elle n’était pas attendue, parce qu’elle a renversé deux géants, et parce qu’elle arrive à un moment où le football camerounais avait besoin d’un nouvel élan.
Cette finale contre le Malawi peut désormais transformer un beau parcours en véritable conte de fées.
Et au-delà du titre, cette équipe peut aussi servir de source d’inspiration aux Lions Indomptables au moment d’ouvrir un nouveau cycle et de repartir à la conquête des prochaines grandes échéances.
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