Poussé vers la sortie par le Wydad Casablanca seulement quelques semaines après son arrivée, l’entraîneur René Girard ne compte pas partir sans percevoir toutes ses indemnités. Le Français dénonce la pression infligée par ses dirigeants pour forcer son départ.


Le climat est particulièrement tendu au Wydad Casablanca ! La semaine dernière, la presse marocaine annonçait le limogeage de l’entraîneur des Rouge et Blanc, René Girard, à peine un mois après son arrivée. Le Français payait ses débuts ratés avec l’élimination en demi-finale de la Coupe du Trône et en huitièmes de finale de la Coupe arabes des clubs. Mais, depuis, le WAC n’a rien officialisé à ce sujet et le technicien a entamé un véritable bras de fer avec ses dirigeants. En effet, le champion de France 2012 n’a pas l’intention de partir sans toucher la totalité des salaires prévus par son contrat. Les deux avocats de Girard, Mehdi Diouri et Fouad Bellaaroussi, ont tenu à clarifier la position de leur client dans un communiqué.

« René Girard tient à réaffirmer que la décision de mettre un terme à sa mission est une décision prise par le président du WAC. (…) Depuis plusieurs jours, Said Naciri clame haut et fort que René Girard a décidé de quitter le WAC. (…) René Girard conteste avec la plus grande vigueur les accusations du président, qui sont à la limite de la diffamation« , débute le communiqué. « Le président a convoqué René Girard le lundi 12 novembre 2018 lui signifier qu’il ne serait plus l’entraîneur du WAC en raison d’une série de mauvais résultats. À sa très grande surprise, et alors qu’il avait conclu un contrat de 2 ans avec le WAC, René Girard se voyait signifier la fin de l’aventure après seulement 4 semaines de travail ! »

Girard se sent épié

Depuis, aucun accord pour rompre le contrat n’a été trouvé et l’ancien coach de Nantes se plaint de la pression permanente que Naciri lui infligerait pour forcer son départ ou le pousser à la faute. « Le président s’est lancé dans une campagne de déstabilisation très brutale avec comme but très clair de mettre une forte pression psychologique et judiciaire sur René Girard et ses adjoints. Notamment en modifiant les dates, les horaires et lieux d’entraînement ou de stages, en bloquant l’accès à ses bureaux, en le convoquant par voie d’huissiers à des entretiens quasi quotidiens, en le menaçant de bloquer sa sortie du territoire, en invitant quotidiennement des huissiers sur le terrain d’entraînement ayant pour mission de noter les faits et gestes de René Girard, ou en menaçant de désigner un manager général dont la mission serait de superviser quotidiennement René Girard« , poursuivent les avocats.

Dans ce contexte, les entraînements se dérouleraient dans un climat houleux, Naciri accusant Girard d’avoir insulté des joueurs. Pour le bien de tout le monde, il serait préférable que les deux parties parviennent à un accord pour arrêter les frais…