L’affaire Lucien D’Onofrio est loin d’être terminée. Initiée en novembre 2003, l’enquête pour blanchiment d’argent, faux et usage de faux dans le cadre d’une organisation criminelle, connaît un nouveau rebondissement. 26 personnes morales ou physiques ont été renvoyées en correctionnelle par la chambre du conseil de Liège. Parmi elles, deux joueurs africains, tous les deux passés par le Standard Liège : le Nigérian Joseph Enakarhire et le Guinéen Sambegou Bangoura. A l’époque, les joueurs touchaient seulement le salaire minimum, recevant le reste de l’argent via des sociétés obscures basées au Panama, au Liechtenstein ou à Chypre. L’une d’elles appartenait à Lucien D’Onofrio, puissant agent de joueurs, qui touchait des commissions à chaque fois qu’il servait d’intermédiaire. Au final, le club était moins taxé et les joueurs payaient moins d’impôts mettant ainsi les finances publiques belges en péril.