Une victoire judiciaire importante, mais pas encore synonyme de libération. Charaf-Eddine Amara, ancien président de la Fédération algérienne de football, a été totalement acquitté par la cour d’Alger dans le dossier de corruption lié au groupe public Imetal.
L’ancien dirigeant reste toutefois incarcéré en raison d’autres procédures judiciaires toujours en cours.
Charaf-Eddine Amara blanchi dans l’affaire Imetal
La cour d’Alger a rendu mardi son verdict en appel dans cette vaste affaire portant notamment sur de possibles détournements de fonds publics, des marchés irréguliers, des abus de fonction et du blanchiment d’argent au sein du groupe Imetal.
Poursuivi en sa qualité d’ancien dirigeant du groupe Madar, Charaf-Eddine Amara a été acquitté de l’ensemble des accusations retenues contre lui dans ce dossier. Le contrôle judiciaire qui lui était imposé a également été levé et ses documents de voyage doivent lui être restitués.
La justice a également rendu des décisions beaucoup plus sévères concernant d’autres prévenus. Deux accusés ont notamment écopé de dix années de prison ferme, tandis que l’ancien ministre de l’Industrie Ali Aoun a vu sa peine réduite à trois ans, dont deux ferme.
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— Icosium FC (@IcosiumFC) July 15, 2026
L’ancien président de la FAF et du CR Belouizdad, Charaf Eddine Amara, a été acquitté par la Cour d’Alger.
Poursuivi dans une affaire de corruption, il a été totalement blanchi par la justice ⚖️ pic.twitter.com/7RwgKtaHlc
Un acquittement qui ne lui ouvre pas encore les portes de la prison
Malgré cette décision favorable, Charaf-Eddine Amara ne devrait pas retrouver immédiatement la liberté.
L’ancien patron de la FAF reste concerné par au moins deux autres procédures distinctes. Il avait été placé en détention provisoire en décembre 2025 dans une affaire liée à la Société des tabacs algéro-émiratie, puis de nouveau poursuivi dans le dossier concernant l’organisation du CHAN 2023 et la gestion passée de la Fédération.
Son acquittement dans l’affaire Imetal constitue donc une première victoire judiciaire, mais il ne règle pas l’ensemble de sa situation pénale.
Trois anciens présidents de la FAF derrière les barreaux
Cette affaire s’inscrit dans un contexte particulièrement lourd pour le football algérien.
Trois anciens présidents de la FAF ayant dirigé successivement l’instance sont actuellement détenus : Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef. Plusieurs anciens membres du Bureau fédéral et responsables administratifs sont également poursuivis.
Le procès consacré à la gestion de l’ancienne direction de la Fédération, initialement prévu au début du mois, a été renvoyé au 21 juillet. Les demandes de remise en liberté formulées par les avocats des prévenus avaient été rejetées.
L’audience FAF prévue le 21 juillet
Tous les regards se tournent donc désormais vers cette prochaine audience.
Le tribunal devra examiner le fond des accusations visant les anciens dirigeants de la FAF, soupçonnés de plusieurs irrégularités financières et administratives. La justice devra surtout déterminer précisément les responsabilités de chacun dans les différents contrats et opérations réalisés sous leurs mandats.
Pour Charaf-Eddine Amara, l’acquittement prononcé dans le scandale Imetal représente un soulagement majeur. Mais contrairement à ce qui a pu être annoncé sur certains réseaux sociaux, il ne signifie pas encore sa sortie de prison.
L’ancien président de la Fédération reste dans l’attente des décisions qui seront rendues dans les autres affaires le concernant.
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