Invité de l’émission Koora Break animée par Rio Ferdinand, Riyad Mahrez s’est livré sur son parcours avec l’Algérie. Entre souvenirs douloureux, hommage à son père et éloge de Djamel Belmadi, le capitaine des Verts a retracé une décennie riche en émotions, à trois semaines de sa dernière compétition avec les Fennecs.
L’ailier d’Al-Ahli est notamment revenu sur le décès de son père, un événement qui a profondément marqué sa vie d’homme mais également sa carrière : « Avant son décès, il tenait à m’entraîner correctement, et quand il est décédé, j’avais 15 ans à l’époque. Je n’étais pas assez âgé pour connaître mon avenir après sa mort, mais je me suis dit que je devais réussir pour lui et pour ma famille. »
Le décès de son père, un bouleversement
Le natif de Clichy, qui a grandi à Sarcelles, en région parisienne, a raconté que cet héritage paternel a beaucoup compté au moment d’opter pour la sélection algérienne plutôt que pour l’équipe de France. « J’ai choisi de jouer pour l’Algérie parce que je me sentais plus lié à l’Algérie à travers mon père (…) Je passais 2 à 3 mois chaque année en Algérie (…) Je suis tellement heureux de jouer pour eux », a-t-il clamé avec fierté.
L’hommage appuyé à Djamel Belmadi
Le deuxième joueur le plus capé de l’histoire des Verts (113 sélections) derrière Aïssa Mandi a aussi évoqué les années compliquées traversées par l’Algérie après le Mondial 2014 : « Pendant trois ans, c’était presque une catastrophe. Nous n’avons rien gagné entre 2015, 2016 et 2017. »
Puis est arrivé le tournant Djamel Belmadi : « C’est un grand entraîneur, comme nous il a grandi en France, né à Paris, mais avec de fortes valeurs et un attachement immense à l’Algérie. Il aime ce pays à la folie. »
Sous le mandat du volcanique Belmadi, Mahrez rappelle que l’Algérie a remporté la CAN 2019 et enchaîné une série historique de 35 matchs sans défaite. Un sacre continental qu’il considère comme le plus grand moment de sa carrière : « C’est le sentiment dont je suis le plus fier. »
L’ancien joueur de Manchester City a enfin défendu Youcef Belaïli, qu’il compare en termes de talent à Hatem Ben Arfa ou Mario Balotelli, tout en regrettant une carrière “pas gérée au bon moment”.
À trois semaines de la Coupe du monde 2026, ces confidences montrent surtout à quel point Riyad Mahrez reste profondément attaché au maillot algérien, lui qui espère désormais conclure son histoire avec les Fennecs par un dernier beau chapitre sur la scène mondiale.
/https%3A%2F%2Fmedia.afrik-foot.com%2Fmain%2F2026%2F02%2FICONSPORT_281887_0005.jpg)