La succession de Vladimir Petkovic touche à sa fin. Réuni jeudi au Centre technique national de Sidi Moussa, le Collège technique national a étudié les différents profils retenus par la Fédération algérienne.
Et sauf retournement de situation, la FAF aurait déjà arrêté son choix : Félix Sánchez Bas serait désormais en pole position, avec un accord de principe déjà trouvé.
Une réunion décisive à Sidi Moussa
Autour du “cheikh” Rabah Saâdane et du directeur technique national Ali Moucer, le Collège technique national a passé en revue les candidatures présélectionnées pour prendre les commandes des Fennecs.
Cette réunion faisait suite au départ à l’amiable de Petkovic, officiellement acté en début de semaine. La FAF avait alors indiqué vouloir s’appuyer sur trois critères : compétence, expérience et adéquation avec le projet sportif.
Plusieurs profils ont été étudiés, mais la tendance déjà observée ces derniers jours s’est confirmée : l’instance privilégie clairement un technicien capable de bâtir dans la durée, avec une forte culture de formation et une philosophie de jeu identifiable.
Et sur ce terrain, l’Espagnol a une longueur d’avance sur les autres.
Un accord de principe déjà trouvé
Selon les informations qui circulent autour de la FAF, les discussions avec l’ancien sélectionneur du Qatar et de l’Équateur auraient considérablement avancé. Un accord de principe aurait même déjà été trouvé.
Le technicien espagnol accepterait de travailler dans les limites financières fixées par la fédération, qui refuse de dépasser les quelque 160 000 euros mensuels que percevait Petkovic dans son dernier contrat. Le salaire de Sánchez tournerait autour de 150 000 euros par mois.
Un engagement allant du 15 août 2026 au 31 juillet 2028 serait à l’étude selon Compétition. Le premier objectif fixé serait clair : atteindre au minimum les demi-finales de la CAN 2027.
Un profil parfaitement dans la nouvelle ligne de la FAF
Sánchez plaît depuis plusieurs jours pour plusieurs raisons.
Passé par la formation du FC Barcelone puis par l’Aspire Academy, il a bâti une grande partie de sa réputation sur le développement des jeunes. Il a ensuite accompagné plusieurs générations du Qatar jusqu’à l’équipe A, avec à la clé une Coupe d’Asie remportée en 2019.
Son style, davantage tourné vers la possession, l’organisation collective et la construction depuis l’arrière, correspond aussi au virage recherché après Petkovic.
Autre élément important : sa souplesse concernant le staff.
L’Espagnol aurait accepté de travailler avec des adjoints algériens, contrairement à Rafael Benitez tout en demandant à venir avec au moins un préparateur physique et un adjoint de confiance, voire un analyste vidéo. Cette ouverture aurait été très appréciée par la FAF, qui souhaite renforcer le lien entre le futur sélectionneur et l’environnement local.
Une officialisation imminente ?
Sauf surprise de dernière minute, Sánchez devrait donc être officialisé dans les prochains jours.
Il pourrait prendre ses fonctions à la mi-août et préparer immédiatement le premier grand rendez-vous des Verts : le lancement des éliminatoires de la CAN 2027, prévu à partir du 21 septembre.
Après avoir cherché plusieurs profils prestigieux mais parfois trop coûteux ou peu adaptés, l’Algérie semble avoir trouvé son compromis : un entraîneur plutôt expérimenté, structuré, accessible financièrement et surtout compatible avec le projet de reconstruction de la sélection.
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