Algérie : ce qui changerait avec Félix Sanchez, favori pour le poste de sélectionneur

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La succession de Vladimir Petkovic commence à se préciser en Algérie. Plusieurs profils ont circulé ces derniers jours, mais celui de Félix Sanchez Bas semble désormais prendre une longueur d’avance. 

Moins clinquant qu’un Xavi ou qu’un Rafael Benitez, l’Espagnol correspond davantage au cahier des charges fixé par la FAF : expérience internationale, travail de formation, disponibilité et exigences financières maîtrisables. 

Pourquoi Félix Sanchez est devenu le favori

La Fédération algérienne aurait récemment pris des renseignements auprès de responsables qataris concernant l’ancien sélectionneur du pays, qui ferait partie des trois finalistes pour le poste de sélectionneur des Fennecs.

Le profil du technicien de 50 ans coche plusieurs cases. Formé comme entraîneur au FC Barcelone, où il a travaillé avec les jeunes pendant une dizaine d’années, Sánchez a ensuite construit l’essentiel de sa carrière au Qatar, notamment à l’Aspire Academy.

Il a progressivement gravi tous les échelons, des sélections de jeunes jusqu’à l’équipe A, remportant la Coupe d’Asie U19 en 2014 puis surtout la Coupe d’Asie 2019 avec les seniors, qu’il a aussi coaché au Mondial 2022. Il a ensuite dirigé l’Équateur, avant de revenir au Qatar avec Al-Sadd.

Libre depuis son départ du club qatari, il présenterait également l’avantage d’être accessible financièrement. La FAF ne souhaiterait pas dépasser le salaire de Vladimir Petkovic, estimé à environ 160 000 euros mensuels dans son dernier contrat, et chercherait même à repartir sur une base inférieure.

Xavi aurait ainsi été jugé trop cher, tandis que d’autres pistes comme Rafael Benitez et Tom Saintifet restent évoquées.

Un changement tactique important

Avec Sánchez, l’Algérie pourrait surtout changer de philosophie.

L’Espagnol affectionne les organisations à trois défenseurs, régulièrement déclinées en 3-5-2 ou 3-4-2-1. Un dispositif déjà ponctuellement utilisé sous Petkovic, mais qui pourrait devenir beaucoup plus structurel.

Son football repose sur une construction propre depuis l’arrière, la maîtrise du ballon et l’occupation méthodique des espaces. Les pistons occupent une place essentielle : ils doivent offrir de la largeur, apporter offensivement et être capables de répéter les efforts.

Dans ce système, la discipline collective prime souvent sur les exploits individuels. Cela pourrait modifier sensiblement le fonctionnement des Fennecs, longtemps dépendants de la créativité de joueurs comme Riyad Mahrez, fraîchement retraité international.

Sanchez possède également une réputation de formateur, un aspect intéressant au moment où l’Algérie doit renouveler sa génération.

La langue, principal point d’interrogation

Un obstacle demeure toutefois : la communication.

Sanchez maîtrise l’espagnol et l’anglais, mais rien ne confirme qu’il parle français. Or, après les difficultés linguistiques rencontrées sous Petkovic, la FAF souhaiterait que le prochain sélectionneur puisse communiquer directement avec son vestiaire.

La possible intégration d’Anthar Yahia dans le staff pourrait justement faciliter cette transition.

Si la piste se confirme, l’Algérie ne choisirait donc pas un nom prestigieux mais un véritable projet de jeu. Et avec Félix Sánchez, les Fennecs pourraient rapidement prendre un accent beaucoup plus espagnol.

Algérie : ce qui changerait avec Félix Sanchez, favori pour le poste de sélectionneur

Louis Mukoma Fargues