Le départ de Vladimir Petkovic de la sélection algérienne a coûté cher… et bien plus que prévu. Trois mois après la séparation avec le technicien bosnien, de nouvelles révélations évoquent une indemnité de plusieurs millions d’euros, bien loin des 480 000 euros initialement annoncés.
Au moment de son départ, début août, l’ancien sélectionneur des Fennecs aurait accepté une résiliation à l’amiable de son contrat, moyennant trois mois de salaire. Mais selon des informations déjà évoquées en août dernier et récemment relayées par le journaliste Mohammed Nedjari, les conditions financières de cette rupture pourraient avoir été tout autres.
Près de 4 millions d’euros versés à Petkovic ?
D’après les informations évoquées par Mohammed Nedjari, Vladimir Petkovic aurait finalement perçu l’équivalent de 24 mois de salaire pour mettre un terme à son aventure à la tête de l’Algérie.
Avec une rémunération mensuelle estimée à 160 000 euros, le montant total de cette indemnisation atteindrait ainsi 3,84 millions d’euros !
Une somme considérable, huit fois supérieure aux 480 000 euros annoncés au moment de son départ. Ces nouvelles révélations, qui restent toutefois contestées et n’ont pas été officiellement confirmées, soulèvent des interrogations sur les conditions réelles de la séparation entre les deux parties.
Car la version initialement présentée était bien différente. Selon les explications attribuées au président de la FAF, Walid Sadi, lors d’une réunion du Bureau fédéral, Petkovic aurait accepté de renoncer à une grande partie des sommes auxquelles il pouvait prétendre.
L’objectif était alors d’éviter une rupture unilatérale du contrat, susceptible d’entraîner une procédure coûteuse pour la Fédération.
Des primes et des indemnités supplémentaires
Et la facture ne s’arrêterait pas nécessairement à la seule indemnité de départ du sélectionneur.
D’après les informations communiquées à l’époque, Petkovic devait également percevoir certaines primes, dont 150 000 euros au titre du franchissement de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.
Les membres de son staff étaient eux aussi concernés par des indemnités de départ distinctes, venant s’ajouter aux engagements financiers de la Fédération.
Reste désormais à déterminer quelle version correspond réellement aux sommes versées. Entre les 480 000 euros initialement évoqués et les 3,84 millions d’euros avancés aujourd’hui, l’écart est suffisamment important pour alimenter la polémique.
En prolongeant le contrat du Bosnien à l’aube du Mondial, la FAF a non seulement raté son pari sportivement, mais s’est tiré une sacrée balle dans le pied d’un point de vue financier…