Algérie – Niger : Hemdani se protège des médias après les premières critiques

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Pas de conférence de presse ni de zone mixte avant le Niger : Brahim Hemdani n’a pas à s’expliquer sur le nul au Burundi.

À quelques heures d’Algérie-Niger, Brahim Hemdani n’aura pas eu à répondre aux questions suscitées par le nul concédé au Burundi (2-2). Aucune conférence de presse du sélectionneur ni zone mixte avec les joueurs n’a été organisée avant cet amical programmé ce mardi à Tizi Ouzou.

Le caractère non officiel de la rencontre l’explique en partie : la FAF n’est pas soumise aux mêmes obligations médiatiques que pour les matchs organisés sous l’égide de la CAF ou de la FIFA. Les deux précédents rendez-vous du rassemblement avaient, eux, donné lieu à plusieurs prises de parole.

Un timing qui prête à discussion

Cette absence de rendez-vous médiatique intervient néanmoins dans un contexte particulier. L’Algérie s’est fait peur au Burundi en concédant un nul 2-2 après avoir été menée de deux buts en seulement douze minutes. Les largesses défensives, certains choix de Brahim Hemdani et son discours plutôt satisfait après la rencontre ont depuis alimenté les premières critiques.

Le sélectionneur aurait notamment pu être interrogé sur le déséquilibre de son milieu. L’absence d’une véritable sentinelle avait laissé de grands espaces entre les lignes à Bujumbura, avec Himad Abdelli et Farès Chaïbi chargés de tâches qui ne correspondent pas totalement à leurs qualités naturelles.

En restant à l’écart des médias, Hemdani préserve la tranquillité de son groupe et peut consacrer les dernières heures au travail tactique. Il se prive aussi d’une occasion d’expliquer ses choix et de répondre directement aux interrogations apparues après le Burundi.

Le Niger connaît bien les Verts

Les circonstances offrent malgré tout plusieurs circonstances atténuantes au nouveau sélectionneur. Son groupe est diminué par les forfaits d’Amine Gouiri, Anis Hadj Moussa, Adem Zorgane et Saâdi Radouani. Comme il s’agit d’un amical, plusieurs changements sont également attendus afin d’offrir du temps de jeu aux éléments encore peu utilisés.

Mais même remaniée, l’Algérie restera favorite face au Niger et devra afficher un visage plus maîtrisé que lors de son déplacement au Burundi.

L’adversaire possède en outre une particularité : le Niger est désormais dirigé par Nabil Neghiz, ancien adjoint de Vladimir Petković. Le technicien connaît une grande partie de l’effectif algérien, mais aussi certaines habitudes tactiques de joueurs qu’il a récemment côtoyés.

Se faire accrocher à domicile par un ancien membre du staff précédent constituerait forcément un signal peu favorable pour Hemdani. Même une victoire étriquée, sans amélioration visible dans le jeu, ne suffirait pas nécessairement à faire disparaître toutes les interrogations.

Un premier bilan à dresser

Présenté initialement comme une solution possiblement transitoire avant d’être confirmé à la tête des Verts, Hemdani sait que chaque rendez-vous contribue désormais à définir son projet. La victoire contre la Zambie avait constitué un premier signal encourageant. Le Burundi a ensuite rappelé tout ce qu’il restait à corriger.

Le Niger clôturera donc un premier rassemblement encore trop court pour tirer des conclusions définitives, mais suffisamment riche pour commencer à observer une direction.

Cette fois, Hemdani ne s’exprimera pas avant le match. Ce soir à partir de 18h, ce sera donc surtout son équipe qui devra répondre.

Algérie – Niger : Hemdani se protège des médias après les premières critiques

Naïm Beneddra

Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.