Cadre de la sélection algérienne, Youcef Belaïli ne figurait pas dans les deux dernières listes du sélectionneur Djamel Belmadi. Logique puisque l’ailier de 28 ans n’a plus joué depuis le mois de mars avant de rebondir tout récemment au Qatar SC. A l’antenne de la Radio nationale algérienne, le technicien a adressé un message à son joueur en déplorant ses écarts de conduite qui ont plombé une carrière qui aurait pu être beaucoup plus aboutie.

«Je l’avais relancé pour le bien de tout le monde, car je connais ses qualités. Il s’est formidablement bien relancé en réalisant une belle CAN 2019, il a été performant. Mais il a fini par retomber dans ses travers, ça me fait doublement mal et ça me fâche pour mon pays, pour le groupe. J’ai toujours du mal à le digérer», a regretté Belmadi en référence au conflit qui a longtemps opposé Belaïli à son ex-club d’Al Ahli ces derniers mois. Le natif d’Oran disait donc vrai quand il déclarait récemment qu’il a mis son sélectionneur en colère

«C’est un gentil garçon, je l’aime beaucoup, j’ai de l’affection pour lui. Il est capable de hisser son niveau d’implication quand il le veut. Le seul souci de Belaïli est la constance. Le talent de Youcef ajouté au professionnalisme d’Aïssa Mandi auraient permis au joueur d’évoluer au moins à Tottenham ou à l’Atletico Madrid. (…) J’aurais voulu qu’il soit plus constant, avoir un bon environnement autour de lui, qu’il comprenne qu’une carrière n’est qu’une seule fois, puis tout est terminé, qu’il ne faut pas avoir de regrets à la fin de sa carrière. C’est ce qui fait un peu mal», a ajouté le technicien. Pour rappel, le parcours européen de Belaïli s’est limité à 4 mois passés à Angers entre septembre 2017 et janvier 2018…