Ryad Boudebouz, la nouvelle coqueluche du football algérien, a bien failli mettre un terme à sa jeune carrière internationale. La faute à une indélicatesse d’un dirigeant de la fédération qui pressait le Sochalien de rejoindre les Fennecs au plus vite.


Du haut de ses cinq sélections, Ryad Boudebouz est en train de devenir, aux yeux de nombreux observateurs, une pièce maîtresse de l’équipe nationale algérienne. Malgré tout, l’histoire d’amour, entamée juste avant la Coupe du monde, a failli tourner au vinaigre.

Tout commence comme d’habitude: le meneur de jeu de Sochaux reçoit sa convocation pour la rencontre Centrafrique-Algérie, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique, et le stage de préparation. Rendez-vous est pris pour mercredi, comme prévu par le règlement de la FIFA qui autorise les clubs à libérer leurs internationaux cinq jours avant le match officiel. Tout dérape lorsqu’un dirigeant de la FAF somme le numéro 7 de la Khadra de débarquer dès mardi, raconte Compétition.

Raouraoua a dû intervenir

« Si tu ne viens pas mardi, ne viens plus en sélection », lui aurait-on affirmé alors que le joueur expliquait qu’il devait d’abord vérifier avec son club. Choqué par de tels propos et une certaine agressivité, le milieu de 20 ans aurait rétorqué qu’il faisait donc une croix sur les Fennecs. Il aura fallu tout la diplomatie de Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération, pour le convaincre de revenir sur sa décision.

Déjà diminué par l’absence de nombreux cadres, notamment au milieu de terrain (Ziani, Matmour, Meghni, Guedioura…), l’équipe nationale algérienne n’avait vraiment pas besoin de ça. Boudebouz, secondé par Abdoun, devrait diriger les opérations à Bangui, face à la Centrafrique. Pour mener sa mission à bien, les Fennecs ont besoin d’être soudés.