Soutenu par son gouvernement, Abedi Pelé n’a finalement pas reçu l’appui de la fédération ghanéenne de football. Sans l’aval de la GFA, l’ancien milieu de terrain international ne fera donc pas son entrée au comité exécutif de la CAF.


Le football aux footballeurs et Abedi Pelé à la Confédération africaine de football? A priori, c’est non. Soutenu par le gouvernement, l’ancienne légende du football ghanéen s’est vu opposer une fin de non-recevoir par la fédération.

La GFA a en effet opté pour son président, Kwesi Nyantakyi, plutôt que sur l’ex-gloire de l’OM, que le gouvernement du pays avait recommandé pour un poste au comité exécutif de la CAF. Malgré l’appui du ministre des Sports, c’est bel et bien Nyantakyi qui a été désigné par la fédération ghanéene, qui a expliqué sa position dans un communiqué ferme.

Ingérence gouvernementale

« Le comité exécutif de la Fédération ghanéenne de football trouve ce dernier rebondissement malheureux et bien inquiétant, assure cette déclaration signée par le secrétaire général de la FA Nsiah Kofi. Nous vous écrivons pour vous informer que le Comité exécutif de cette fédération est incapable d’agir ou de prendre toute autre mesure concernant votre demande. La décision de la GFA est en vertu des lois de la CAF qui indiquent que les noms des candidatsaux des comités exécutifs CAF et de la FIFA doivent être présentées par les associations nationales compétentes. »

Un signal fort de la GFA qui renvoie aux dirigeants du pays africain, les exemples du Nigeria, du Tchad, du Kenya ou du Niger, mis à l’amende par la FIFA pour ingérences gouvernementales. Mais qui risque également d’accroître les tensions entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la GFA. Déjà candidat en 2004, Abedi Pelé, aujourd’hui âgé de 48 ans, avait alors perdu face au Nigérian Amos Adamu. Il y a plus de vingt ans que le Ghana n’a pas eu de représentant au comité exécutif de la CAF.