Cameroun : le nouveau sélectionneur imposé à Eto’o ?

Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), aura une marge de manœuvre réduite pour le choix du futur sélectionneur des Lions Indomptables.

C’est ce qu’informe Jeune Afrique. Le patron du football camerounais ne bénéficiera plus de l’omnipotence qui était la sienne en 2022 lorsqu’il imposait Rigobert Song à la tête de la sélection contre le choix du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Ce dernier avait opté en l’occurrence pour le maintien du Portugais Toni Conceição dont le limogeage allait coûter 1,6 million d’euros minimums à la Fécafoot.

Laissés sans nouvelles de leur patron, Song et son staff ne devraient pas être reconduits à la fin de leur contrat qui expire le 28 février. “La tendance est plutôt à un départ. Mais il faut attendre que cela soit officiel”, a confié un membre de la Fécafoot à Jeune Afrique. Alors que la tentative de séduction de l'ex-sélectionneur de la Gambie, Tom Saintfiet, a échoué, la possibilité de voir un intérimaire sur le banc de touche durant la trêve internationale de mars est très élevée, estime le média. L’objectif étant d’avoir un sélectionneur digne de ce nom afin de préparer les Lions Indomptables pour les matches des troisième et quatrième journées des qualifications à la Coupe du monde 2026 en juin.

“C’est la présidence qui tranchera”

Cette fois, c’est le président de la République, Paul Biya, qui aura le dernier mot, assure Jeune Afrique qui cite des sources proches de la Fécafoot et du ministère des Sports. En outre, la désignation du nouveau technicien obéira à une procédure stricte. “Il y aura un appel à candidatures et les différents CV reçus par la Fecafoot seront examinés par une commission technique. Celle-ci dégagera une short-list, probablement de trois noms, et les trois finalistes seront auditionnés, détaille l’une d’elles. C’est la présidence qui tranchera, comme cela se faisait par le passé. C’est celui qui paye qui décide, c’est logique. Cela ne signifie pas que Samuel Eto’o n’aura pas la possibilité de plaider pour un candidat, mais ce n’est pas lui qui tranchera”, déclare une source dans des propos rapportés par le magazine.

Toujours selon Jeune Afrique, Eto’o pâtit des résultats plus que moyens des Lions Indomptables et des multiples affaires qui ternissent l’image de la Fécafoot. “L’État est parfaitement au courant de la situation financière de la fédération. Celle-ci va devoir payer des indemnités à Toni Conceição et à son staff. Certains fournisseurs ne sont plus payés, tandis que le litige avec l’équipementier français Le Coq Sportif pourrait également coûter assez cher”, révèle une source. “Il est donc envisageable que l’État vienne en aide à la Fécafoot pour faire face, au moins partiellement, à ces difficultés”, apprend-on de surcroît.

Cameroun : le nouveau sélectionneur imposé à Eto’o ?
Prudence Ahanogbe