Seydou Mbombo Njoya, 57 ans sonnés, a été élu président de l’instance faitière du football camerounais à l’issue de l’Assemblée générale élective de la Fécafoot (Fédération Camerounaise de football) qui s’est tenue le 12 décembre au Centre d’Excellence de la CAF à Mbankomo, une banlieue non loin de Yaoundé.

Depuis le mardi 11 décembre et jusqu’au vote du lendemain, les sept candidats (Joseph-Antoine Bell, Seydou Mbombo Njoya, Emmanuel Maboang, Franck Happi, Daniel Mongue Nyamsi, Hervé Tchinda et Emmanuel Bissong) défendaient leur programme, sous réserve de désistements ou de ralliements – Robert Penne a par ailleurs vu sa candidature repoussée avant l’Assemblée générale (AG). Le collège électoral, qui comprenait normalement 91 membres, a été finalement moins important, puisque les mandats de plusieurs délégués n’avaient pas été validés.

Tous les candidats s’étaient engagés à respecter les résultats sortis de l’urne, en espérant que le vainqueur se dévouera entièrement à développer le football et à travailler de manière consensuelle.

Parmi les sept candidats, deux favoris ressortaient : Joseph-Antoine Bell et Seydou Mbombo Njoya. Alors à la ligne d’arrivée, Seidou Mbombo Njoya a obtenu 46 voix, 17 pour Joseph-Antoine Bell et 3 pour Daniel Mongue Nyamsi.

Une vieille connaissance

Seydou Mbombo Njoya devient ainsi le 17ème président de la Fécafoot.

Il connaît bien cette structure pour en avoir été premier vice-président sous l’ère de Iya Mohamed actuellement en prison.

Avant cette élection très mouvementée, le nouveau président de la Fécafoot a bénéficié des soutiens de l’ancien international camerounais Samuel Eto’o Fils et d’un membre du gouvernement, Grégoire Owona, par ailleurs secrétaire général adjoint du comité central du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), le parti au pouvoir.

M. Seydou est lui-même membre du RDPC et fils d’un ponte du régime, l’actuel sultan et roi des Bamouns, Ibrahim Mbombo Njoya, qui est membre du bureau politique du RDPC.

Retour à la normale

Il faut le rappeler, l’instance faîtière traverse depuis 2013 une crise profonde, à tel point que la FIFA a imposé la nomination d’un comité de normalisation de 2013 à 2015, puis depuis 2017, après l’invalidation de l’élection de Tombi A Roko.

« Joseph Antoine Bell semble être celui qui dispose de meilleurs arguments pour réussir cette mission, car il est rigoureux et il connaît bien le milieu du foot camerounais« , a déclaré un ancien international.

Le football camerounais n’avait pas d’autre alternative que de sortir de cette crise profonde qui le mine depuis plus de cinq ans.

La nouvelle équipe dirigeante de la Fécafoot qui a été élue pour un mandat de 4 ans, prend fonction ce lundi.