Gabon–Guinée équatoriale s’impose dorénavant comme la CAN des surprises. Ce qui est plus marquant est qu’aucun score nul et vierge n’a été enregistré après les vingt-quatre matches du premier tour de la compétition.


(de notre correspondant)

Les surprises n’ont pas manqué à cette CAN 2012 de football qu’organisent ensemble Gabonais et Equato-guinéens. Et ce sont des surprises de taille. D’abord, un Nzalang national sorti de nulle part avec beaucoup des joueurs naturalisés qui passe en quarts. Ensuite le premier tour de la compétition qui s’achève sans l’enregistrement d’un score nul et vierge.

Le 21 janvier, à l’entame de la 28e édition de la CAN de football, aucun spécialiste du foot ou bookmaker ne pouvait miser sur le Nzalang National. Mais cette sélection hétéroclite, véritable melting-pot, a déjoué tous les pronostics en battant d’entrée la Libye (1-0). Ensuite, elle confirme au deuxième match en venant à bout du Sénégal – donné favori – avant de courber l’échine face aux Chipolopolos de la Zambie. Cette défaite ne l’empêche nullement de rentrer dans la cour des grands. A une première participation à la grande fête du football africain, la Guinée équatoriale se retrouve parmi le huit meilleures nations africaine de foot.

« C’est déjà un succès et une réussite totale, s’empresse de déclarer Pato, un Béninois fan du foot. La théorie de Pierre de Coubertin qui dit que l’essentiel est de participer est en train d’être battue en brèche. » Par sa participation à cette 28e CAN, le Nzalang National met un coup d’arrêt à cette pensé rétrograde et qui encourage la complaisance, la paresse et amène à fermer les yeux sur les tares d’une sélection dont le niveau n’est pas bon.

Et ce n’est pas fini ! Le Botswana après avoir été noyé dans le fleuve guinéen (6-1) nous a ramené un peu en arrière durant cette CAN. Il y a 42 ans qu’une équipe jouant la phase finale de la CAN a encaissé six buts. Les Zèbres n’ont pu nous éviter cette reculade. Pire, ils auraient pu battre encore le record n’eût été ce but de Pascal Feindouno qui n’a pas été homologué toujours au cours du duel Botswana–Guinée.

L’autre surprise qui paraît bonne est l’absence du score nul et vierge au cours du premier de la compétition. Sur les 24 rencontres qui se sont déroulées à Bata, Malabo, Libreville et Franceville, aucune ne s’est soldée par le fameux score 0-0. C’est une prouesse même si on note au total 61 buts marqués à mi-parcours. Les attaquants ne se sont pas bien extériorisés, vont dire ceux qui aiment se déplacer avec des valises de buts.

Le second tour pourrait nous réserver peut-être plus de surprises agréables que désagréables. Un parfait outsider peut toujours aller soulever dame coupe le 12 février. Quand on voit le Sénégal sortir de la CAN, après des éliminatoires aussi tonitruantes, sans aucune victoire, on est en droit de penser que le meilleur ou le pire reste à venir. Dommage que le foot ne connaît ni meilleur, ni pire. Les observateurs avertis n’hésiteront pas à déclarer que ce sont les surprises qui font la beauté du football qui reste avant tout un jeu avant de devenir de nos jours un enjeu.