Après un week-end riche en spectacle, avec deux 3-0 et deux matches joués jusqu’aux prolongations, les quart de finales ont rendu leur verdict. Les pays hôtes éliminés, la Zambie continue son bonhomme de chemin. Les favoris, Côte d’Ivoire et Ghana, sont là et le Mali, endeuillé par ses morts, est l’inconnu de ces demi-finale.


Zambie-Ghana

C’est le match des extrêmes entre les Chipolopos et les Black Stars. Qualifiée sans avoir à forcer son talent, la Zambie a déroulé en quart contre un Soudan dépassé (3-0). Mais c’est une tout autre histoire qui va se jouer à Bata, mercredi 8 février à 17 heures. Car les hommes de Goran Stevanovic possèdent l’un des entrejeu les plus compacts de la compétition avec les Badu, Annan et autre Boateng. De quoi effaroucher les petits gabarits zambiens et leur jeu en mouvement ? Pas sur. Encore qualifié façon catenaccio (2-1 a.p.), le Ghana a souffert jusqu’au bout, et, sans une bourde du gardien adverse Mathlouthi, aurait sans doute eu à subir la roulette russe des prolongations. C’est l’heure de vérité  pour ces deux équipes. Les hommes d’Hervé Renard vont se voir opposer leur premier gros poisson, si l’on exclu un Sénégal faiblard. Pour le Ghana, l’équation se complique, les Black Stars ne pourront pas éternellement gagner sans jouer.

Mali-Côte d’Ivoire

A l’image de l’autre demi-finale, le stade de l’Amitié de Libreville (mercredi 8 février, 20h) va voir s’opposer un Mali et une Côte d’Ivoire aux dynamiques opposées. La Côte d’Ivoire a disposé facilement du plus petit co-organisateur (3-0). Avec une muraille d’ivoire en acier trempé (0 buts encaissé), les partenaires de Drogba s’appuient sur la philosophie made in Ligue 1 de l’ancien Nancéien François Zahoui : pas d’espace pour les adversaires dans la moité de terrain des Éléphants, et un exploit individuel devant. Plus facile quand on s’appelle Drogba Gervinho ou Kalou. A priori les Aigles du Mali ne se présentent pas comme des terreurs face aux Ivoiriens. Les hommes d’Alain Giresse ont réalisé le hold-up parfait en éliminant eux aussi leur hôte, le Gabon (1-1 a.p. 5-4 tab). Mais à force de ramer à contre courant, les coéquipiers de Seydou Keita se sont fait les bras et forgés un mental. Avec un attaque de déménageurs (Maïga, Diabaté, Dembélé) ils ont aussi le physique. Pour le jeu, on repassera. Alors que leur pays est en proie à des troubles, les Maliens très touchés par l’événement, auront-ils encore la tête au football ?