Dans un stade du Nuevo Estadio de Malabo désespérément vide, l’Angola n’a pas fait le boulot face à une surprenante équipe du Soudan (2-2). Avec des buts marqués en début de chaque mi-temps, les Antilopes Noires sont tombées dans la facilité face à des Crocodiles du Nil bien en place. A l’image de la Libye, le Soudan peut toujours croire en sa bonne étoile. L’Angola, avec 4 points en deux matches fait finalement une bonne opération au vu de son match sur courant alternatif. Les Soudanais tiennent, eux, leur match-référence.


Si le coup d’envoi a été retardé par un problème de… chaussettes de Gilberto, les Angolais n’ont eu pas perdu de temps. Dès le coup d’envoi, Lito Vidigal avait choisi de faire évoluer son équipe dans son 4-4-2 offensif qui devait mettre en valeur la qualité offensive de son équipe. Alors que l’entame de match était équilibrée, la récupération dans les pieds d’un défenseur soudanais, était conclue de la plus belle des manières par l’incontournable Manucho, qui croisait bien sa frappe aux 16 mètres (5e).

En position idéale, les Palancas Negras pouvaient alors procéder par contre tout en affichant une maîtrise certaine. Ainsi à la 17e, les Angolais conservaient la balle pendant près d’une minute, ou sur le numéro de Quiami enchaînant dribbles et roulette sur le pauvre Bashir Koko (14e) et la tentative de lob lointaine de Manucho (87e). Titularisé à la pointe de l’attaque, la star de l’équipe lusophone servait de point d’ancrage à ses coéquipiers bien épaulé par un Flavio plus discret et remplacé à la mi-temps. L’attaquant du  Real Valladolid sortait d’ailleurs de nouveau ses coéquipiers d’un mauvais pas en transformant le penalty obtenu par Djalma (48e). Dans tous les bons coups, l’actuel meilleur buteur de la CAN était aussi précieux en provoquant les fautes (37e, 67e, 68e).

Bashir et Manucho puissance 2

Guettés par la nonchalance, les Antilopes Noires tombaient alors trop souvent dans la facilité, comme sur un 1-2 entre Flavio et Manucho qui ne menait à rien (23e) et laissaient le Soudan dominer dans l’engagement.

Des Soudanais très volontaires mais qui n’inquiétaient que rarement le portier Carlos Fernandes. Pas maladroits avec le ballon, les coéquipiers d’Osman Tahir, auteur d’une belle frappe de 25 mètres (18e), voyaient les choses se gâter à l’approche de la surface adverse. Malgré l’envie de réagir immédiatement après le but, les Crocodiles du Nil n’arrivaient pas à régler la mire. Multipliant les centres dans la surface, les hommes de Mohamed « Mazda » Abdallah n’ont longtemps pas mis assez de rythme pour prendre à défaut le trio Santos, Afonso, Quiami, pas réputé pour sa vitesse. Hormis sur la frappe trop molle (32e) du latéral Bashir Koko, très actif sur son côté, ou sur le missile d’Osman Tahir (18e), les Soudanais peinaient à se créer des occasions franches mais étaient logiquement récompensés sur une tête décroisé de Bashir (33e). Plus tranchant au retour des vestiaire, l’attaquant donnait la réponse du berger à la bergère en inscrivant un doublé (74e).

Trop prévisibles dans le jeu, ils étaient à la merci des coups d’accélérateur de leurs adversaires, qui affichaient par intermittence leur supériorité. Un faux rythme à leur avantage pensaient les Angolais et favorisé par la multiplication d’attitudes peu fair-play de part et d’autres. Prise de temps excessive sur les dégagements (71e, carton jaune pour C. Fernandes) ou les innombrables simulations de blessures.
Arroseur arrosé, les Panthères Noires craquaient à la 74e sur un mauvais contrôle de la poitrine d’un défenseur dans la surface. En vrai renard, Bashir en profitait pour punir la défense angolaise comme Manucho avait puni le Burkinabè Koné (2-1)

Auteur d’un match moyen, l’Angola n’a finalement pas tenu les promesses entrevues contre le Burkina Faso et se contentera du point du match nul face à des Soudanais scolaires mais qui en voulaient visiblement plus. Ces derniers peuvent, comme la Libye continuer à croire au miracle.