La Côte d’Ivoire n’a pas eu à forcer son talent pour disposer d’une bien décevante équipe du Burkina Faso (2-0), lors de la 2e journée du groupe B de la CAN 2012. Avec cette deuxième victoire, les Eléphants marchent sur les quarts de finale. Les Etalons, eux, sont éliminés.


Ils étaient nombreux à douter des performances d’une Côte d’Ivoire sans Didier Drogba. Le capitaine des Eléphants étaient bien là à Malabo mais c’est son coéquipier de Chelsea, Salomon Kalou, qui a brillé face au Burkina Faso. Percutant, volontaire et hyper technique, l’ailier des Blues a prouvé qu’il fallait compter avec lui après des performances en dents de scie sous le maillot orange. C’est lui qui a marqué le seul but du match, à la réception d’une action 100% Premier League, initiée par Drogba, prolongée par Yaya Touré et conclue par Kalou, donc. Nous sommes à la 16e minute de jeu et les hommes de François Zahoui ont déjà validé leur billet pour les quarts de finale de la CAN 2012.

Deux matches, trois buts pour, zéro contre, deux victoires. S’il n’ont pas montré grand chose, que ce soit contre le Soudan ou contre le Burkina Faso, les Eléphants sont qualifiés pour le second tour. Et c’est bien là l’essentiel. Car, si les hommes de François Zahoui ont dominé et battu (2-0) une équipe du Burkina Faso bien amorphe, ils le doivent à l’ancien Lillois. « Je ne sais pas s’il y a mieux que de prendre les trois points« , assurait Drobga après la victoire initiale face au Soudan (1-0). Objectif atteint, nul doute que les supporters des Eléphants s’en contenteront. Mais cela ne les empêchera pas de se poser des questions.

Alain Traoré a tenté

Si Copa Barry a une nouvelle fois rassuré en se montrant aussi solide qu’efficace devant Alain Traoré (22e, 25, 50e, 52e, 84e), principale source danger du côté des Etalons, on ne retiendra pas grand chose d’une équipe ivoirienne réaliste mais laborieuse. Si ce n’est que, sans forcer sans talent, elle se rapproche de son objectif avoué: être présent le 12 février, date de la finale de cette vingt-huitième Coupe d’Afrique des Nations.

Le manque de communication des Etalons et le but contre son camp de Bakary Koné (82e) n’a fait que mettre en lumière, pour ceux qui en doutaient, la faiblesse des hommes de Paulo Duarte. Une CAN a oublier, d’ailleurs, pour le défenseur de l’OL, déjà coupable face à l’Angola (2-1). Comme un symbole, Koné peut nourrir des regrets tant le potentiel des Etalons semblait intéressant. Mais, face à un adversaire qu’il n’a pas battu depuis 1997, le Burkina Faso était beaucoup trop juste. Les Eléphants, grandissimes favoris de cette Coupe d’Afrique, seront bien présents dans le top 8. Le Burkina, lui, rentre à la maison.