Grosse déception pour le Burkina Faso. Ambitieux, les Etalons voulaient prendre leur CAN 2012 par le bon bout. Ils sont tombés sur un os. Plus réaliste, l’Angola s’impose dans la difficulté (2-1).


En 2008 face à l’Afrique du Sud (1-1), En 2010 face au Mali (4-4), l’Angola avait débuter la compétition par un match nul. Cette fois, le Burkina Faso n’est pas venu contrecarrer les plans des quarts de finalistes de la dernière CAN.

Il y a pourtant eu de la vie dans ce duel entre Antilopes Noires et Etalons. Mais, au petit jeu de celui qui court le plus vite, c’est Jonathan Pitroipa qui a une longueur d’avance. S’il n’a pas marqué, le feu follet rennais a causé beaucoup de torts aux Lusophones par ses courses autoritaires (40e, 63e, 85e) ou bien en obtenant le coup franc qui a emmené l’égalisation, superbe, d’Alain Traoré (57e). Ce fut la seule défaillance d’une équipe angolaise certes vieillissante mais toujours aussi bien organisée.

La Côte d’Ivoire le 26

Tout le contraire du onze monté par Paulo Duarte. Jeune, technique et volontaire, le Burkina Faso a failli derrière. Deux erreurs individuelles ont coûté la victoire aux Etalons. La première, un dégagement fantaisiste de Baky Koné, a offert le premier but de la partie à Mateus (48e), la seconde, une malheureuse perte de balle de Djakaridja Koné, le deuxième but à Manucho (68e). Celui de la victoire. Car Dagano (82e) et Bancé (91e) sont venus buter sur un Carlos sobre mais efficace, supplé par Airosa sur un bon travail de Panandétiguiri  bien terminé par Dagano (85e).

Dans la douleur, l’Angola s’est imposé et confirme son statut de force avec laquelle il faudra compter. Les Palancas Negras, souvent bousculés, peuvent y croire. Pour le Burkina Faso, les affaires se sont compliquées. Battus, les Etalons vont en effet affronter l’ogre ivoirien lors de la 2e journée. Il faudra faire chuter, au pire trébucher, Drogba et ses coéquipiers pour espérer y croire.