Ce dimanche 5 février à 20 heure, le Ghana affrontait la Tunisie pour une place en demi finale contre la Zambie à Franceville. Dans un match fermé, Ghana et Tunisie ont du aller jusqu’en prolongation pour se départager (1-1, 2-1 a.p.). Grace à Mensah (10e) et Ayew (101e), les Black Stars, ont une fois de plus , passé l’obstacle sans convaincre dans le jeu face à une équipe de Tunisie tout aussi peu inspirée.


Dans un stade de la Rénovation, pas non plus à la hauteur de l’événement, les deux équipes ont livré une prestation moyenne. Dans la pure tradition de cette CAN 2012 la parole est revenue à la défense. Associé dans un boys band inégal avec John Mensah, John Boye a donné le ton dans l’arrière garde ghanéenne. Si son compère ouvrait la marque de la tête sur corner (10e), c’est le natif d’Accra qui reflétait les deux visages de son équipe. Tantôt bad Boy, comme sur une intervention rugueuse sur Dhaouadi , où il récoltait un avertissement logique (23e). Tantôt boy porteur de valise pour ses partenaires, comme sur une intervention nette sur le même Dhaouadi dans la surface (30e) ou sur un tacle musclé sur Jemaa (70e).

Bad Boye

Dans un bloc monolithique pas propice au hourra football, les Black Stars s’en remettaient aux coups de pieds arrêtés pour créer le danger. Sur corner avec le succès que l’on sait, mais aussi sur coup franc. Avec une combinaison dans le pur style yougoslave, trois Ghanéens feintaient pour tromper Mathlouthi (37e). André Ayew devait composer avec la barre transversale qui repoussait son corner rentrant (72e). Deux minutes plus tard, Vorsah manquait de peu le cadre d’une tête lobée (74e) sur un autre coup de pied de coin.

Fortes têtes

Pour son retour au premier plan africain depuis 2008 et son quart de finale perdu contre le Cameroun, la Tunisie avait un tirage compliqué. Victorieux du derby du Maghreb contre le Maroc la Tunisie s’est compliquée la tâche en terminant deuxième derrière le Gabon (9 pts). Mais les Aigles de Carthage voulaient croire aux signes. La dernière fois qu’ils avaient battu le Maroc, ils étaient allés au bout. Plein de bonne volonté, mais trop timides, les Tunisiens ne prenaient leur envol qu’à la fin de la première mi-temps avec un Khalifa devenu aérien pour reprendre victorieusement un centre, côté droit, de Dhaouadi (42e). Dans une rencontre jouée sur un faux rythme, les coéquipiers de Msakni portaient trop le ballon, en manque de solutions ou tout simplement trop gourmands. Toujours à l’affût, le renard de l’Espérance de Tunis voyait son missile repoussé in extremis par Larsen (69e), tout comme Jemaa (87e) et… ce fût à peu près tout en 90 minutes.

Les Rouges voient rouge

Malgré le silence d’un public sans doute implicitement hostile à toute prolongation d’une rencontre au pouvoir fortement léthargique, l’arbitre devait rallonger les débats de 30 minutes supplémentaires. Et sans un Mathlouthi qui relâchait le ballon dans les pieds d’Ayew tout heureux de conclure (101e), le chemin vers les tirs aux buts semblait grand ouvert.

Dans un match moyen, le Ghana s’est montré le plus efficace sur ses rares occasions et valide aller pour Bata. La Tunisie sort, elle, par la petite porte, avec un potentiel jamais vraiment exploité, et une image un peu ternie par une fin de match nerveuse (expulsion d’Abdennour et mauvais gestes en cascade).