Eliminés dès le premier tour de la CAN 2017, le Mali et le Gabon s’affrontent samedi à 19h GMT à Bamako pour le choc de la 1ère journée des éliminatoires de la CAN 2019. Entre une affaire de primes côté Panthères et des conditions d’entraînement compliquées pour les Aigles, les deux équipes ont très mal préparé cette confrontation…


Autant le dire tout de suite, le Mali-Gabon de samedi (19h temps universel) comptant pour la 1ère journée des éliminatoires de la CAN 2019 ne sera pas la plus belle affiche au programme ce week-end. Même si les deux sélections restent des nations qui comptent dans le football africain, elles sortent toutes deux d’une élimination décevante au premier tour de la CAN 2017. Pour ne rien arranger, les deux équipes semblent s’être données le mot pour préparer au plus mal cette rencontre qui aura lieu à Bamako.

Dans la lignée de leur CAN à la maison chaotique, les Panthères ne se sont pas rassurées en se faisant accrocher par une Zambie très remaniée (0-0) dimanche dernier à domicile. Surtout, une nouvelle affaire de primes a fait irruption cette semaine. A la suite de la décision du ministre des Sports de ne payer les primes que pour 18 joueurs sur les 25 en regroupement et de 3 membres du staff sur 11, les coéquipiers de Didier Ibrahim Ndong ont décidé de protester en quittant l’hôtel où ils étaient rassemblés à Libreville mardi. Un accord a toutefois pu être trouvé le lendemain et les joueurs sont revenus dans l’établissement…

Le coup de gueule de Yacouba Sylla

Inspiré pour un pari sur cette rencontre ? Si c’est le cas, vous pouvez bénéficier du bet365 bonus code en cliquant sur ce lien. Une victoire du Mali est cotée à 1,75, contre 3,25 pour le nul et 4,20 pour un succès du Gabon.

Outre cet épisode, les hommes de José Antonio Camacho devront faire sans leur vedette Pierre-Emerick Aubameyang, qui une fois encore ne devrait pas honorer sa convocation. L’arrivée tardive de la délégation gabonaise au Mali, vendredi en fin d’après-midi, devra également être digérée. Par chance pour les Panthères, leur adversaire n’aborde pas non plus la rencontre dans les meilleures dispositions. En raison d’une suspension de la FIFA, seulement levée le 29 avril dernier, la bande à Alain Giresse n’a tout simplement plus disputé de match depuis la CAN en janvier.

En plus des absences de plusieurs cadres habituels comme Bakary Sako, Molla Wagué, Abdoulaye Diaby et les frères Yatabaré, le Mali a dû composer avec des conditions d’entraînement très compliquées : d’abord un manque d’équipements durant le stage au Maroc, puis avec le Centre de Kabala délabré une fois de retour au pays.

« On est des joueurs professionnels, quand on vient représenter le pays on vient avec le cœur, en espérant être dans les conditions optimales. Aujourd’hui Kabala n’est pas au niveau et je continuerai à le dire. J’ai l’impression qu’on nous prend pour des menteurs. Il y a des trous dans la toiture quand il pleut l’eau rentre dans les chambres« , a déploré le capitaine Yacouba Sylla devant la presse. Pour les deux sélections, qui se sont tenues en échec 0-0 au même endroit en novembre dernier dans les éliminatoires du Mondial 2018, il va désormais falloir essayer de se reconcentrer sur le terrain…