Ancien président de l’OM, Pape Diouf a taclé le président de la CAF, Ahmad, pour ses propos qui ont visé à mettre la pression sur le Cameroun, pays-hôte de la CAN 2019, au cours des derniers mois.


« Même à quatre équipes, le Cameroun n’est pas prêt. » En plein été 2017, le président de la CAF, Ahmad, avait mis un sacré coup de pression sur le Cameroun, pays-hôte de la CAN 2019. Depuis, ces propos ont beaucoup fait parler au pays des Lions Indomptables, qui accueille actuellement une mission d’inspection de la CAF. Pour l’ancien président de l’OM, Pape Diouf, une voix respectée dans le football africain, le Malgache a eu tort de tenir un tel discours.

« Sans vouloir tomber dans le piège de ceux qui pensent qu’il y a une sorte de règlement de compte entre l’actuel président de la CAF et l’ancien (le Camerounais Issa Hayatou, ndlr), je pense simplement que depuis qu’il est arrivé, Ahmad a eu l’imprudence, je dirais même l’insolence, de dire que le Cameroun n’était pas en mesure d’organiser une compétition avec quatre nations. C’est des choses qui ne se disent pas, et cela ne se dit pas à propos d’un pays auquel l’Afrique doit tant sur le plan de la reconnaissance mondiale« , a déploré l’ancien agent de joueurs au micro de Canal+ Afrique.

« Je ne comprends absolument pas l’attitude de l’actuel président de la CAF, Ahmad, sur cette pression qu’il veut mettre sur le Cameroun, un grand pays du football. On sait aussi qu’en matière de préparation pour une grande compétition, il faut toujours quasiment attendre les ultimes instants pour que tout soit prêt« , a argué le Franco-Sénégalais. « Pourquoi vouloir aujourd’hui demander au Cameroun, ce qui n’a pas été demandé à d’autres pays ? Je suis de ceux qui pensent que le Cameroun sera prêt, que le Cameroun pourra organiser la compétition dans de très bonnes conditions. Aujourd’hui, mettre cette pression sur ce pays, à la limite malsaine, comme tentent de le faire certains membres de la CAF et son président, je ne trouve pas ça honorable. » Pour rappel, cette CAN sera la première organisée en juin/juillet et avec 24 équipes. Le rapport de la mission d’inspection qui achèvera sa visite la semaine prochaine est très attendu.