Côte d’Ivoire : “on ne parle pas d’échec”… Hervé Renard répond aux sceptiques après l’Arabie saoudite et la Tunisie

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Hervé Renard est revenu sur ses aventures précédentes en Arabie saoudite et en Tunisie lors de sa première conférence de presse dans la peau du nouveau sélectionneur de Côte d’Ivoire.

Au rebond en Côte d’Ivoire pour un second mandat de sélectionneur des Éléphants après deux expériences en Arabie saoudite et en Tunisie, Hervé Renard a été questionné de savoir s’il redoutait d’écorner sa réputation en cas d’échec.

Le baroudeur français s’est refusé à parler d’échec, préférant voir le verre à moitié plein. Concernant la sélection saoudienne, Hervé Renard pointe une instabilité notoire à la tête des Faucons Verts, habitués à devoir changer de sélectionneur les veilles de Coupes du monde.

Une victime parmi d’autres de l’instabilité sur le banc saoudien

Un cercle vicieux qui avait fini par l’emporter, même s’il avait rempli l’objectif principal de la Fédération saoudienne de football (SAFF) qui était de qualifier les Vert et Blanc pour le Mondial 2026.

« Déjà quand on est entraîneur, on ne parle pas d’échec. Je suis retourné en Arabie saoudite à la place de Roberto Mancini qui venait juste d’être nommé à la sélection italienne, avec comme objectif de qualifier cette équipe pour la Coupe du monde, chose qui a été réalisée. Si vous voulez une statistique un peu plus précise, sur les sept fois où l’Arabie saoudite s’est qualifiée pour une Coupe du monde, elle a changé six fois de coach avant (l’échéance). J’ai fait partie aussi de cette statistique un peu négative pour les entraîneurs. (…) Pour moi, ce n’est pas du tout un échec, c’est simplement des personnes qui ont pensé que ça serait mieux sans moi à cette Coupe du monde. » 

Une mission impossible en Tunisie

Concernant la Tunisie, Renard admet la difficulté extrême de la mission qu’il avait acceptée de relever, connaissant la sinistrose qui s’était emparée des Aigles de Carthage suite à la fessée inattendue 5-1 reçue contre la Suède.

« J’étais tranquillement assis dans mon canapé à regarder les matchs de la Côte d’Ivoire, de la Tunisie, de toutes les équipes après une journée de compétition (phase de poules, ndlr), et on m’a appelé. Comme je ne suis pas du genre à avoir peur des défis, je n’avais rien à perdre. On aurait certes dû faire beaucoup mieux, mais c’était une situation qui était très difficile. Ça été une très bonne expérience, et en quelque sorte une troisième chance de participer à une nouvelle Coupe du monde après 2018, 2022 et 2026. »

Hervé Renard s’estime grandi de toutes ces idylles. Il entend uniquement se concentrer sur la Côte d’Ivoire désormais.

« On acquière toujours de l’expérience même dans les situations les moins faciles. Pour moi, ce n’est pas des échecs. C’est simplement des aléas d’une carrière. Il faut voir de l’avant. Maintenant, il y a la Côte d’Ivoire. Ce qui s’est passé derrière moi, ça ne tient plus. Chaque nouveau défi est un nouveau challenge. Il faut savoir le relever. »

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Prudence Ahanogbe

Couteau suisse de la rédaction footballistique, je perce mon trou grâce au dépassement de soi. Sur mon versant gauche, un don indescriptible pour l’écriture, un peu comme Messi, et sur le versant droit, beaucoup de travail, à la Cristiano Ronaldo.